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Taux

Spread OAT-Bund 10 ans

L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015.

Mis à jour le 13 septembre 2026

Spread OAT-Bund 129,2 bps 15 octobre 2026 · quotidien · Banque de France
Haut de fourchette
15 bps · plus bas 8 février 2018 moyenne 44 141 bps · plus haut 2 octobre 2026

Plus haut que 99 % des relevés depuis 2015.

2015 2026
Les deux jambes
Bund 10 ans — Allemagne 3,45 %
OAT 10 ans — France 4,74 %

L'écart entre les deux, c'est le spread : la France emprunte à dix ans 1,29 point de pourcentage plus cher que l'Allemagne.

Aussi suivi
Spread OAT-Bund, moyenne mensuelle BCE 96,7 bps OAT 10 ans — France − Bund 10 ans — Allemagne · septembre 2026
Prime de risque souveraine zone euro 61,0 bps Zone euro 10 ans — toutes signatures − Zone euro 10 ans — AAA · 15 octobre 2026

Sources : Banque de France, Bundesbank et BCE · Page générée le 16 octobre 2026 à 11:43 UTC

Ce que le spread price

Deux États, une monnaie, une banque centrale. Le risque de change est nul et la politique monétaire est commune — ce qui reste dans l’écart entre l’OAT 10 ans et le Bund 10 ans, c’est du crédit et du politique.

C’est ce qui rend l’indicateur propre : il isole une chose, et il l’isole bien. 78,0 bps veut dire que la France emprunte à dix ans 0,78 point de pourcentage plus cher que l’Allemagne.

Le Bund est la référence par usage, pas par décret

Trois raisons se cumulent :

Conséquence pratique : en stress, le spread s’écarte autant parce que le Bund se renchérit que parce que l’OAT se déprécie. Lire le seul rendement français fait manquer la moitié du mouvement.

Lire les deux jambes, jamais le seul chiffre

ConfigurationCe que ça dit
OAT monte, Bund stablePrime de risque française. Budget ou politique.
OAT stable, Bund baisseFuite vers la qualité. Le marché achète de la sécurité, il ne vend pas la France.
Les deux montent, OAT plus viteTension de taux générale, avec discrimination souveraine.
Les deux baissent, Bund plus viteAssouplissement pricé, mais la France en profite moins.

Les quatre configurations affichent le même nombre à l’écran. Elles n’appellent pas la même lecture.

Où on en est

Le niveau du jour, son rang depuis 2015, le plus bas, le plus haut et la moyenne sont dans le panneau en tête de page, recalculés à chaque publication. C’est là qu’il se lit — un chiffre écrit dans un texte est faux le lendemain.

Ce qui ne change pas d’un jour à l’autre : le régime d’avant 2017, où le marché ne différenciait quasiment pas les deux signatures et où l’écart tenait autour de 30 bps, n’est pas revenu. Depuis la dissolution de juin 2024, l’écart vit dans une fourchette haute — celle d’un émetteur qu’on ne traite plus comme du Bund à prime constante, mais comme un crédit dont on suit le budget et le calendrier politique.

Le niveau compte moins que la vitesse. 20 bps pris en trois séances et 20 bps pris en trois mois ne racontent pas la même histoire.

Ce qui le fait bouger

Par fréquence observée : le calendrier politique français, les publications budgétaires et les revues d’agences de notation, le calendrier d’adjudication de l’AFT, et la BCE — en particulier tout ce qui touche au réinvestissement de son portefeuille, qui détermine qui achète la dette souveraine à la marge.

La prime zone euro, en quotidien

L’OAT et le Bund sont mensuels. L’écart entre la courbe zone euro toutes signatures et la courbe AAA est quotidien, et mesure la même chose au fond : ce que le marché facture pour détenir du souverain autre que le meilleur de la zone.

Ce n’est pas l’OAT-Bund — la jambe AAA agrège plusieurs émetteurs. Mais quand elle s’écarte, l’OAT-Bund du mois suivant sort rarement dans l’autre sens.

À lire ensuite

Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios.