# Sandman Research — texte intégral des pages publiques > Généré le 2026-10-16. 23 pages. # Sandman Research > Desk de recherche macro indépendant, publié en français. Contexte macro avant > les décisions — pas des signaux, pas du conseil en investissement. Sandman Research opère The Macro Desk : briefs macro quotidiens, niveaux propriétaires dérivés des options, pondération éditoriale du calendrier économique et débriefs de fin de séance. Le produit est de la recherche et de l'éducation. Le desk suit la même boucle en quatre temps chaque séance : Cadrer (contexte macro), Localiser (niveaux et scénarios), Suivre (bascules de catalyseurs en séance), Débrief (revue post-séance). Le format ne change pas d'un régime de marché à l'autre. Plans : Monthly 49 €/mois, Quarterly 129 €/trimestre (43 €/mois effectifs, ajoute le Q&A prioritaire), Annual 499 €/an (42 €/mois effectifs, ajoute l'accès direct et les nouveaux outils en avant-première). Le Macro Desk Live sur Discord est ouvert à tous les membres pendant les séances. Essai gratuit de 7 jours sur chaque plan. ## Pour qui Traders de prop firms, desks discrétionnaires et systématiques, multi-strats, allocataires et family offices francophones qui veulent une routine macro propre avant l'ouverture. ## Données propriétaires - Relevés de when-issued sur les adjudications du Trésor américain, permettant de calculer le tail — l'écart entre le stop et le when-issued — qu'aucun fichier officiel n'enregistre. Couverture depuis novembre 2024. - Niveaux dérivés du positionnement options, multi-asset, valides sur la séance complète de 24 heures. ## Pages principales - [Accueil](https://sandman-research.com/) : présentation, brief d'exemple complet, plans, FAQ - [Taux](https://sandman-research.com/taux) : spreads et courbes, données officielles BCE - [Guides](https://sandman-research.com/guides) : mécaniques de marché, avec outils interactifs - [Lexique](https://sandman-research.com/lexique) : le vocabulaire des briefs, défini une fois --- ## Guides https://sandman-research.com/guides Guides Guides Les mécaniques de marché que le desk utilise tous les jours, expliquées une fois — avec la donnée réelle pour s'y exercer. C'est quoi un spread en trading ? Le spread du courtier et le spread comme position, ce n'est pas la même chose. Ce qu'un desk achète quand il achète un écart, pourquoi il préfère ça à l'outright, et ce qui casse. Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. Heure d'ouverture de Wall Street et des futures, en heure de Paris Quels marchés sont ouverts en ce moment, à quelle heure Wall Street ouvre aujourd'hui en heure française, et les pit hours des futures américains — indices, taux, énergie, métaux — recalculées en direct, changements d'heure compris. La courbe des taux : belly, 2s10s, aplatissement et pentification Une courbe qui monte ne dit rien tant qu'on ne sait pas quelle jambe a mené. Bull, bear, flattener, steepener : quatre régimes, quatre lectures, et un mouvement qui change de sens selon le nom qu'on lui donne. La pension livrée (repo) et le reverse repo Le marché où se finance l'obligataire, expliqué par ce qu'il déclenche : une prime de financement qui se tend, un titre qui devient special avant une adjudication, une facilité de la Fed qui se vide. La sensibilité d'une obligation, ou DV01 Combien vous gagnez ou perdez par point de base. L'unité dans laquelle un desk taux dimensionne — et pourquoi raisonner en notionnel produit une position que vous n'avez pas voulue. Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. Lire un résultat d'adjudication du Trésor américain Le stop contre le when-issued, la répartition des acheteurs, le bid-to-cover — dans cet ordre. Avec les douze dernières adjudications de chaque échéance et de quoi noter la prochaine. Taux réel, breakeven et point mort d'inflation Un rendement nominal est la somme de deux choses. Savoir laquelle a bougé, c'est savoir si un selloff parle de la banque centrale ou des prix — et c'est la lecture qui décide du trade. --- ## C'est quoi un spread en trading ? https://sandman-research.com/guides/c-est-quoi-un-spread-en-trading Guides C'est quoi un spread en trading ? Le spread du courtier et le spread comme position, ce n'est pas la même chose. Ce qu'un desk achète quand il achète un écart, pourquoi il préfère ça à l'outright, et ce qui casse. Mis à jour le 7 septembre 2026 Essayez Le mouvement commun s'annule. C'est tout l'intérêt. Deux jambes, pondérées à 1 000 € de DV01 chacune — soit 1 000 € gagnés ou perdus par point de base. L'outright est long la jambe longue seule. Le spread est long la jambe longue, short la jambe courte. Mouvement parallèle (les deux jambes ensemble) +12 pb Mouvement différentiel (l'écart lui-même) 0 pb Position outright −12 000 € subit le parallèle et le différentiel Position spread 0 € ne voit que le différentiel Deux mots identiques, deux choses différentes Avant tout le reste, il faut séparer deux sens qui n’ont rien à voir. Le spread bid-ask , c’est l’écart entre le prix auquel vous pouvez vendre et celui auquel vous pouvez acheter. C’est un coût. C’est ce que votre courtier prélève, et c’est ce que vous cherchez quand vous tapez « spread Trade Republic ». Il se subit, il ne se trade pas. Le spread comme position , c’est un écart entre deux instruments, acheté ou vendu comme un seul objet. On est long l’un, short l’autre, et on ne gagne que si l’écart entre eux bouge dans le bon sens. C’est de ça que parle le reste de cette page — et c’est l’essentiel de ce qu’un desk taux met dans son book. Un spread, c’est une position sur une relation Acheter un spread, ce n’est pas avoir un avis sur le niveau des taux. C’est avoir un avis sur le rapport entre deux choses . Long 30 ans / short 5 ans, ce n’est pas « les taux vont baisser ». C’est « le 30 ans va faire mieux que le 5 ans ». Si les deux montent de 12 points de base, vous ne gagnez ni ne perdez rien : c’est ce que montre le curseur ci-dessus. Le mouvement commun s’annule parce que vous l’avez explicitement refusé. C’est le premier test à se poser avant d’entrer : suis-je capable de nommer ce qui doit faire converger ou diverger ces deux jambes ? Si la réponse est non, ce n’est pas un spread, ce sont deux positions dans le même écran. Les familles Famille Exemple Ce que ça price Courbe 2s10s , 5s30s La forme de la courbe : pentification ou aplatissement Souverain OAT-Bund, BTP-Bund Le risque de crédit et politique, à monnaie et banque centrale identiques Swap spread Taux swap contre souverain La rareté du collatéral , le bilan des dealers Calendrier Décembre contre mars sur le même future Le portage et le stockage entre deux échéances Inter-produit WTI-Brent, crack spread, or-argent Un différentiel de qualité, de transport ou de raffinage Le point commun : dans chaque cas, le facteur qui domine la volatilité — le niveau des taux, le prix du pétrole — est présent dans les deux jambes, et disparaît. Spread contre outright Outright Spread Ce qu’on price La direction Une relation Volatilité Celle du marché Fraction de celle du marché Marge / collatéral Pleine Réduite, les chambres compensent les jambes Coût d’exécution Une jambe Deux jambes, deux fois le slippage Sortie À la liquidité de l’instrument À la liquidité de la pire des deux jambes Ce qui vous tue Un gap directionnel Une corrélation qui rompt Discipline Un niveau de prix invalide la position Rien n’invalide une relation à laquelle vous croyez Cette dernière ligne est la plus importante et la moins citée. Ce qui casse un spread Le levier trompeur. Un spread a une volatilité fraction de celle de ses jambes, donc on le dimensionne plus gros pour une même conviction. C’est rationnel — jusqu’au jour où la relation se dénoue. La perte n’arrive pas proportionnée à la volatilité qu’on avait mesurée, elle arrive proportionnée à la taille qu’on a prise à cause d’elle. La jambe faible commande la sortie. Vous entrez sur deux marchés liquides. Vous sortez à la vitesse du moins liquide des deux, et c’est en général celui qui est déjà en train de vous faire mal. Le financement. La jambe short peut devenir special en repo — chère à emprunter. Ce coût est invisible tant qu’il est nul, et il ne l’est jamais au bon moment. Deux fois les frais. Sur un trade dont l’edge se compte en un ou deux points de base, payer deux fourchettes à l’entrée et deux à la sortie n’est pas un détail : c’est parfois tout le trade. L’absence de stop naturel. Un outright a un niveau : sous 4,393 %, la thèse est fausse. Un spread a une histoire, et une histoire se re-raconte. C’est la position sur laquelle on trouve le plus facilement une raison de rester. Écrivez l’invalidation avant d’entrer, en points de base, pas en arguments. Le dimensionnement : DV01, jamais le notionnel Un 2s30s à notionnel égal n’est pas un spread. Le 30 ans a une sensibilité aux taux plusieurs fois supérieure à celle du 2 ans : à montants égaux, la jambe longue domine, et vous détenez essentiellement un 30 ans outright avec un mauvais déguisement. On pondère par le DV01 — le gain ou la perte par point de base. Si le 30 ans porte quatre fois le DV01 du 2 ans, on prend quatre fois plus de notionnel sur le 2 ans. Le mouvement parallèle s’annule alors réellement, ce qui est la seule raison d’avoir mis un spread plutôt qu’une jambe. Sur un spread crédit ou actions, la logique est la même avec une autre mesure : on pondère par le beta, pas par le nombre de titres. Trois cas, tels qu’ils se posent Après un chiffre — NFP, 4 septembre 2026 Le rapport sur l’emploi sort à 162k contre 56k attendu. Le 2 ans prend 4,1 pb à 4,381 %, le 5 ans 3,9 pb à 4,55 % — et le 30 ans rend 0,6 pb à 5,246 %. Un lecteur en outright voit « les taux montent ». Le desk voit autre chose : le long end refuse de suivre pour la quatrième séance consécutive, un jour de chiffre à trois fois le consensus. Ce refus n’apparaît sur aucune jambe prise seule. L’expression : aplatisseur 5s30s. Long le 30 ans, short le 5 ans, pondéré en DV01 — à notionnel égal la jambe longue porterait trois fois trop de risque et le trade redeviendrait un outright. L’invalidation, écrite avant d’entrer : une clôture du 5 ans sous 4,393 %. Ce n’est pas un chiffre rond, c’est le stop de l’ adjudication du 26 août — un niveau auquel de vrais acheteurs ont pris du papier en taille. Le spread s’est aplati de 4,3 pb à 69 pb dans la séance ; le biais finit la semaine à 15,7 pb au-dessus de ce stop. Ce qui le tuerait : le long end qui rejoint le mouvement. Quatre séances de refus ne sont pas une garantie, c’est une observation, et elle se surveille séance par séance. Après une annonce — le calendrier d’émission Le Trésor annonce ses tailles au refunding trimestriel. Une hausse sur le long end est une information sur l’offre, pas sur l’économie, et elle ne touche pas la courbe uniformément. L’expression : pentification 5s30s, l’inverse du cas précédent. On vend la partie où le papier arrive. Le timing est le trade. La concession se construit plusieurs séances avant l’adjudication, pas le jour même. Entrer après l’annonce et sortir dans l’adjudication est le schéma classique — et c’est aussi pour ça qu’il est encombré : tout le monde sur le même desk a lu le même communiqué. Le piège : l’annonce peut être déjà pricée. Si la courbe s’est pentifiée pendant les trois séances qui précèdent, l’offre est dedans et vous achetez la sortie des autres. Après un niveau — l’OAT-Bund à 78 pb Pas de chiffre, pas de décision : juste un écart plus haut que 96 % de ses relevés depuis 2015, à 29 pb au-dessus de sa moyenne longue. Ce que le desk ne fait pas : vendre l’écartement parce qu’il est haut. Un spread souverain n’a pas de raison mécanique de revenir à sa moyenne — il price un risque politique, et un risque politique peut se réaliser. Ce qu’il fait : attendre le catalyseur. Sur l’OAT-Bund, c’est le calendrier politique français, une revue d’agence, une publication budgétaire. Le niveau dit que l’asymétrie est là ; il ne dit pas quand. C’est la différence entre un spread de valeur relative, qui converge parce que deux instruments proches finissent par se rejoindre, et un spread de risque, qui peut rester écarté aussi longtemps que le risque existe. Confondre les deux est la façon la plus courante de perdre de l’argent sur une position qu’on croyait sûre. Ce que le spread achète vraiment Pas un rendement. Une lecture — celle qui n’existe que dans l’écart, et qu’aucune jambe prise isolément ne montre. À lire ensuite Spread OAT-Bund 10 ans L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015. C'est quoi le yield ? Yield, rendement, taux actuariel : le même chiffre. Ce qu'il mesure sur une obligation, et pourquoi il monte quand le prix baisse. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## La courbe des taux : belly, 2s10s, aplatissement et pentification https://sandman-research.com/guides/courbe-des-taux-aplatissement-pentification Guides La courbe des taux : belly, 2s10s, aplatissement et pentification Une courbe qui monte ne dit rien tant qu'on ne sait pas quelle jambe a mené. Bull, bear, flattener, steepener : quatre régimes, quatre lectures, et un mouvement qui change de sens selon le nom qu'on lui donne. Mis à jour le 13 septembre 2026 La courbe, aujourd'hui Quelle forme, et quel nom porte le mouvement La courbe est la ligne qui relie les rendements par maturité. Sa pente dit ce que le marché pense de la banque centrale ; la façon dont elle bouge dit pourquoi. Deux jambes, deux directions : quatre régimes, et chacun appelle une position différente. Aujourd'hui 14 oct. Il y a une semaine 6 oct. Il y a un mois 14 sept. Pente Niveau 1 j 1 sem. 1 mois 2s10s 37,0 bps -5,0 -11,0 +5,0 5s30s 52,0 bps -4,0 -9,0 -2,0 2s5s 18,0 bps -3,0 -6,0 +3,0 10s30s 33,0 bps -2,0 -4,0 -4,0 3m10y 91,0 bps -4,0 -15,0 +5,0 Sur une semaine · depuis le 6 oct. Twist flattener 2 ans +3 · 10 ans -8 · 2s10s -11 Le front end monte et le long end baisse. Le marché price une banque centrale qui agit et qui, ce faisant, protège le long terme. La lecture la plus favorable à la crédibilité. Sur un mois · depuis le 14 sept. Bear steepener 2 ans +17 · 10 ans +22 · 2s10s +5 Les taux montent et le long end monte plus que le front. Ce n'est pas la banque centrale : c'est la prime de terme — offre, inflation lointaine, ou doute sur l'ancrage. La lecture la plus inconfortable pour un détenteur de duration. 2s10s à 37,0 bps. Depuis le 2 janvier 2024, entre -47,0 (24 mai) et 74,0 (30 janv.). Inversée pour la dernière fois le 5 septembre 2024. Nommez un mouvement Entrez la variation du 2 ans et celle du 10 ans, en points de base. Le régime et sa lecture suivent. 2 ans bps 10 ans bps Twist flattener 2s10s -11 bps Le front end monte et le long end baisse. Le marché price une banque centrale qui agit et qui, ce faisant, protège le long terme. La lecture la plus favorable à la crédibilité. Source : FRED, Federal Reserve Bank of St. Louis (Treasury constant maturity) · Page générée le 16 octobre 2026 La courbe est une opinion sur la banque centrale La courbe des taux est la ligne qui relie les rendements d’un même émetteur par maturité — du bon à un mois à l’obligation à trente ans. Sa forme n’est pas un fait de nature. C’est ce que le marché pense de deux choses : où sera la banque centrale, et combien il faut être payé pour l’incertitude d’attendre. Le front end — jusqu’à deux ou trois ans — est piloté par la banque centrale. Il bouge sur ce qu’elle va faire dans les douze prochains mois, et sur presque rien d’autre. Le belly — cinq à sept ans — est là où les anticipations de politique monétaire rencontrent la prime de terme. C’est le secteur le plus liquide, le plus traité, et celui où un desk exprime le plus souvent une vue. Le long end — vingt et trente ans — est piloté par la prime de terme : l’offre du Trésor, la demande des fonds de pension et des assureurs, et ce que le marché croit de l’inflation dans dix ans. La banque centrale y arrive de loin. Les pentes qu’on regarde Une pente est la différence entre deux points de la courbe, en points de base. Le 2s10s — dix ans moins deux ans — est la pente de référence. C’est celle dont l’inversion fait les titres de presse, parce qu’elle a précédé chaque récession américaine depuis cinquante ans. Ce que les titres oublient : elle les a précédées de six à vingt-quatre mois, et le marché actions a souvent monté entre les deux. Le 5s30s — trente ans moins cinq ans — oppose le belly au long end. C’est la mesure du régime quand le front end est piloté de près par la banque centrale : il isole la prime de terme de la trajectoire des taux. Le 2s5s et le 10s30s découpent la courbe en tranches. Le premier lit les deux prochaines années de politique monétaire ; le second, le long end seul. Quatre régimes, et pourquoi le nom décide du trade Une courbe bouge de deux façons à la fois : en niveau et en pente. Le niveau dit si les taux montent ou baissent — bear ou bull , dans le sens obligataire. La pente dit si l’écart entre le court et le long se réduit ou s’élargit — flattener ou steepener . Le croisement donne quatre régimes, et chacun raconte une histoire différente. Bear flattener. Les taux montent, le front end monte plus que le long. Le marché revoit la banque centrale à la hausse, et le long end ne suit qu’à moitié parce qu’une banque centrale plus dure aujourd’hui veut dire moins d’inflation demain. C’est un mouvement monétaire . Bear steepener. Les taux montent, le long end monte plus que le front. Ce n’est pas la banque centrale : c’est la prime de terme. Trop d’offre, un doute sur l’inflation lointaine, ou une banque centrale jugée en retard. C’est le régime le plus inconfortable pour quiconque détient de la duration , parce que rien ne le borne. Bull steepener. Les taux baissent, le front end baisse plus que le long. Le marché price des baisses de taux. C’est la courbe d’une récession qui s’installe, ou d’une banque centrale qui la devance. Bull flattener. Les taux baissent, le long end baisse plus que le front. Fuite vers la qualité, ou prime de terme qui se dégonfle. Le marché achète de la duration sans revoir la banque centrale. Le même chiffre — « le 10 ans a pris 12 points » — vit dans deux régimes opposés selon ce que le 2 ans a fait. Dans un bear flattener, un desk vend le front et garde le long. Dans un bear steepener, il vend le long et se méfie de tout. Nommer le mouvement n’est pas de la sémantique ; c’est la première ligne du trade. Cas pratique : la semaine du 7 septembre 2026 Sur cinq séances, le 2 ans américain prend 29 points de base . Le 30 ans en prend 11. Le 5s30s s’aplatit de 13 points, à 57. Le nom : bear flattener, et un bear flattener franc. La jambe politique a mené, le long end a suivi de loin. Ce que ça dit : le marché est en train de repricer la Fed, pas la prime de terme. Un core CPI chaud a fait passer la probabilité de hausse de septembre de 70 % à 86 %, et la courbe a répondu exactement comme une courbe qui croit la banque centrale — le front monte, le long résiste parce qu’une Fed qui agit protège l’inflation lointaine. Ce que ça engage pour une position : un biais bearish sur le belly est cohérent avec ce régime. Un biais bearish sur le 30 ans ne l’est pas — le long end est la jambe qui refuse de bouger, et vendre la jambe qui refuse de bouger pendant un mouvement monétaire, c’est payer du portage pour rien. L’invalidation, écrite avant : le régime change si le long end rejoint le mouvement pendant que les yields montent . Un 30 ans qui se met à monter plus vite que le 2 ans transformerait un bear flattener en bear steepener, et la lecture passerait de « la Fed » à « la prime de terme ». Même direction, opposé. Cas pratique : l’inversion, et ce qu’elle ne dit pas De juillet 2022 à septembre 2024, le 2s10s américain a été négatif — le 2 ans au-dessus du 10 ans. L’inversion la plus longue de l’histoire moderne. Ce que l’inversion mesure : le marché pense que la banque centrale est plus haute aujourd’hui qu’elle ne le sera dans dix ans. Autrement dit, qu’elle va baisser. Ce n’est pas une prédiction de récession ; c’est une prédiction de baisses de taux, et les baisses de taux arrivent en général quand quelque chose casse. Ce qu’elle ne dit pas : quand . Une courbe inversée en juillet 2022 a précédé un marché actions qui a monté de près de 50 %. Quelqu’un qui a vendu les actions sur l’inversion a eu raison sur la courbe et tort sur tout le reste pendant deux ans. La lecture de desk : l’inversion est un état, la désinversion est un événement. C’est le moment où le front end commence à baisser plus vite que le long — un bull steepener — qui a historiquement coïncidé avec le début de la récession, pas l’inversion elle-même. Le régime compte plus que le niveau. Cas pratique : jouer la pente sans jouer le niveau Un desk qui pense qu’un bear flattener va continuer ne vend pas le 2 ans outright. S’il a raison sur la pente mais que les taux baissent partout, il perd. Il construit un flattener : short le 2 ans, long le 10 ans, dimensionné en DV01 et non en notionnel — la jambe courte a besoin de quatre fois plus de notionnel pour porter le même risque. Le mouvement commun s’annule ; il ne reste que la pente. Un flattener sur 2s10s gagne si l’écart se réduit, quel que soit le niveau des taux. Il perd si l’écart s’élargit, quel que soit le niveau. Il ne prend aucune position sur « les taux montent ». C’est un spread , avec tout ce que ça implique en portage : sur une courbe positive, être short le court et long le long rapporte du carry , ce qui est une des raisons pour lesquelles les flatteners sont plus faciles à tenir que les steepeners. Ce qu’un desk regarde, dans l’ordre Le régime de la séance : quelle jambe a mené, et donc de quoi le mouvement parle. Le 5s30s contre son niveau d’il y a une semaine — la mesure du régime quand la banque centrale pilote le front. Le 2s10s contre zéro, une fois par semaine, pas tous les jours. Si le long end change de sens pendant que le front continue, on relit tout. C’est le seul signal qui invalide une lecture monétaire. À lire ensuite Taux réel, breakeven et point mort d'inflation Un rendement nominal est la somme de deux choses. Savoir laquelle a bougé, c'est savoir si un selloff parle de la banque centrale ou des prix — et c'est la lecture qui décide du trade. Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. La sensibilité d'une obligation, ou DV01 Combien vous gagnez ou perdez par point de base. L'unité dans laquelle un desk taux dimensionne — et pourquoi raisonner en notionnel produit une position que vous n'avez pas voulue. C'est quoi un spread en trading ? Le spread du courtier et le spread comme position, ce n'est pas la même chose. Ce qu'un desk achète quand il achète un écart, pourquoi il préfère ça à l'outright, et ce qui casse. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed https://sandman-research.com/guides/fed-funds-futures-ce-que-le-marche-price Guides Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. Mis à jour le 13 septembre 2026 Le calcul D'où sort « 86 % de chance de hausse » Ce n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par la taille d'un pas. Entrez les vôtres. L'EFFR est celui du 14 octobre 2026. EFFR aujourd'hui % Après la réunion % · fenêtre datée Taille du pas bps Mouvement tarifé -3,0 bps Probabilité d'un pas 12 % baisse Le marché paie 3,0 points de base sur un pas de 25. Si les seules issues sont zéro et un pas, c'est 12 %. Si un demi-pas ou un double pas est possible, ce chiffre ne veut plus rien dire. Le chemin, pas la réunion Le même calcul sur un horizon plus loin. Une réunion peut être « juste » et le chemin se repricer quand même. Taux implicite à l'horizon % · ex. fed funds fév. 2027 Cumul tarifé +34,5 bps 1,4 pas de 25 Pourquoi le contrat du mois de la réunion ment Un future fed funds règle sur la moyenne de l'EFFR sur le mois. Une réunion au milieu du mois mélange l'ancien taux et le nouveau. Jour de la réunion le taux change le lendemain Jours dans le mois calendaires Le contrat afficherait 3,997 % pour une hausse pleine — soit 11,7 bps « visibles » sur 25 C'est pour ça qu'un desk lit le contrat du mois suivant , ou un swap daté qui démarre le jour de la réunion : ni l'un ni l'autre ne mélange les deux régimes. Valeurs de départ : semaine du 14 septembre 2026 — fenêtre 1 mois datée du 16 septembre à 3,85 %, fed funds février 2027 à 4,225 %. EFFR : Federal Reserve Bank of New York · Page générée le 16 octobre 2026 Le chiffre vient d’un prix, pas d’une opinion Quand un brief écrit « le marché price la hausse de mercredi à 85,6 % », il n’a interrogé personne. Il a lu un taux sur un écran, l’a comparé au taux actuel, et a divisé par la taille d’un pas de la Fed. Le taux actuel, c’est l’ EFFR — 3,63 % dans la semaine du 14 septembre 2026. Le taux lu sur l’écran, c’est celui que le marché attend après la réunion : 3,85 %. La différence fait 22 points de base. Un pas de la Fed fait 25. Vingt-deux sur vingt-cinq : 88 %. C’est tout. Le reste de ce guide explique d’où sort le taux de l’écran, ce que le pourcentage suppose, et pourquoi il se lit autrement qu’une probabilité. Où le marché écrit ce qu’il attend Deux instruments, qui disent la même chose de deux façons. Les fed funds futures , cotés à Chicago. Un contrat par mois calendaire. Il règle sur la moyenne de l’EFFR sur le mois , et sa cotation vaut cent moins le taux : un contrat à 95,775 dit un EFFR moyen de 4,225 %. C’est le marché le plus ancien et le plus cité. Les swaps datés sur réunion — ce qu’un desk appelle une fenêtre datée. Un swap OIS d’un mois qui démarre le jour de la réunion et se termine avant la suivante. Son taux est ce que le marché attend comme EFFR entre deux décisions , sans rien mélanger. C’est l’instrument qu’un desk lit, parce qu’il n’a pas le défaut du premier. Pourquoi le contrat du mois de la réunion ment Le FOMC se réunit le 16 septembre. Le nouveau taux s’applique le lendemain. Le contrat fed funds de septembre règle sur la moyenne du mois — seize jours à l’ancien taux, quatorze au nouveau. Pour une hausse pleine de 25 points, la moyenne fait environ 3,75 %. Le contrat n’affiche donc que douze points de hausse sur vingt-cinq. Quelqu’un qui lit ce contrat sans faire le calcul conclut à « une chance sur deux ». Le marché, lui, en était à neuf sur dix. D’où la règle : pour lire une réunion, on prend le contrat du mois suivant — octobre pour une réunion de septembre, s’il n’y a pas de réunion en octobre — ou la fenêtre datée. Le premier est une moyenne propre à un seul régime, la seconde n’est pas une moyenne du tout. Le calculateur en haut de page fait cette arithmétique. Déplacez la réunion au 1 er du mois, et le contrat redit la vérité. Ce que le pourcentage suppose « 88 % » repose sur une hypothèse que le chiffre ne dit jamais à voix haute : il n’y a que deux issues possibles , zéro ou un pas de 25. Sous cette hypothèse, 22 points tarifés = 88 % d’un pas. Mais si le marché met une chance sur dix sur un pas de 50, le même 22 points se décompose autrement, et « 88 % » ne correspond plus à rien. Le pourcentage n’est pas faux, il est indéfini. Concrètement : un chiffre proche de 100 % veut dire que le mouvement est tarifé , pas que l’issue est certaine. Et un chiffre qui dépasse 100 % — trente points tarifés sur un pas de vingt-cinq — dit que le marché a fini de débattre de cette réunion et a commencé à débattre de la suivante. Le chemin vaut plus que la réunion Un desk regarde rarement une réunion seule. Il regarde le chemin — ce que le marché porte cumulé sur six ou neuf mois. Dans la semaine du 14 septembre 2026, le contrat de février 2027 traitait 4,225 % contre un EFFR à 3,63 %. Soixante points de base cumulés. Deux pas et demi. La réunion de septembre en portait vingt-deux, la fenêtre du 28 octobre trente et un : le premier pas est dans septembre, le second se paie dans la fenêtre suivante. Ce chemin est une courbe à lui seul, et il se trade comme une courbe. Cas pratique : la réunion est « juste », la position est fausse Le scénario à écrire avant mercredi. La Fed monte de 25 points ; le marché avait 88 % dessus ; tout le monde avait raison. Sauf que les projections publiées avec la décision montrent un pas de plus que ce que le chemin portait — trois d’ici février, contre les deux et demi tarifés. Le contrat de février perd un quart de point, le 2 ans prend une dizaine de points de base. Quelqu’un qui était positionné « pour la hausse » via la fenêtre de septembre gagne ce qui restait à gagner — trois points — et rien d’autre. Quelqu’un qui était short le contrat de février gagne huit fois plus, sur une réunion qui n’a surpris personne. La leçon : la réunion était dans les prix. Ce qui n’y était pas, c’était la suite. Le trade n’est presque jamais sur la décision, il est sur ce que la décision dit de la prochaine. Cas pratique : lire deux fenêtres à la fois Le 11 septembre 2026, un core CPI chaud fait passer la probabilité de septembre d’environ 70 % à 86 % — quatre points de base de plus sur la fenêtre du 16 septembre, qui finit la séance à 3,85 %. La fenêtre du 28 octobre imprime 3,94 %. Trente et un points au-dessus de l’EFFR pour octobre, contre vingt-deux pour septembre. Ce que les deux fenêtres disent ensemble, et qu’aucune ne dit seule : le premier pas est dans septembre, le second se paie dans la fenêtre suivante. Le marché ne disait pas « la Fed va monter en septembre » — il le disait déjà. Il disait « la Fed va monter en septembre et probablement en octobre ». C’est une information sur le rythme. Le piège inverse existe. Un chiffre qui fait monter la fenêtre de septembre et baisser celle d’octobre dit que le marché avance un pas sans en ajouter. La somme n’a pas bougé ; le calendrier, si. Ce n’est pas plus hawkish , c’est plus tôt. SOFR futures : le même marché, une autre unité À côté des fed funds, les SOFR futures trois mois — les contrats SR3. Ils règlent sur le SOFR composé sur un trimestre, aux dates IMM de mars, juin, septembre et décembre. Un SR3 décembre à 4,23 % ne se compare pas directement à un fed funds février à 4,225 %. L’un est une moyenne composée sur trois mois d’un taux garanti ; l’autre est une moyenne simple sur un mois d’un taux non garanti. Ils racontent le même chemin dans deux unités, avec un écart qui est la prime du financement garanti sur le non garanti. Le marché des SR3 est beaucoup plus profond. Pour trader le chemin, c’est lui ; pour lire une réunion, c’est la fenêtre datée. Ce qu’un desk regarde, dans l’ordre La fenêtre datée de la prochaine réunion contre l’EFFR : le mouvement tarifé, en points, pas en pourcentage. La fenêtre suivante contre la première : le rythme. Le chemin à six ou neuf mois, en pas cumulés, contre ce que la banque centrale a dit elle-même. Si le pourcentage dépasse 90 %, on cesse de le regarder : la réunion est réglée et l’information est ailleurs. À lire ensuite Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. La courbe des taux : belly, 2s10s, aplatissement et pentification Une courbe qui monte ne dit rien tant qu'on ne sait pas quelle jambe a mené. Bull, bear, flattener, steepener : quatre régimes, quatre lectures, et un mouvement qui change de sens selon le nom qu'on lui donne. Taux réel, breakeven et point mort d'inflation Un rendement nominal est la somme de deux choses. Savoir laquelle a bougé, c'est savoir si un selloff parle de la banque centrale ou des prix — et c'est la lecture qui décide du trade. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Heure d'ouverture de Wall Street et des futures, en heure de Paris https://sandman-research.com/guides/heure-ouverture-wall-street-futures-heure-paris Guides Heure d'ouverture de Wall Street et des futures, en heure de Paris Quels marchés sont ouverts en ce moment, à quelle heure Wall Street ouvre aujourd'hui en heure française, et les pit hours des futures américains — indices, taux, énergie, métaux — recalculées en direct, changements d'heure compris. Mis à jour le 21 septembre 2026 En ce moment Quels marchés sont ouverts, et à quelle heure ouvre Wall Street ouvert RTH / pit hours — là où le règlement se fixe maintenant Marché Ouverture · Paris Clôture · Paris RTH / pit hours État Wall Street Wall Street — séance cash NYSE · Nasdaq · 09h30–16h00 heure locale 15h30 22h00 — — Pre-market NYSE · Nasdaq · 04h00–09h30 heure locale 10h00 15h30 — — After-hours NYSE · Nasdaq · 16h00–20h00 heure locale 22h00 02h00 — — Futures américains Indices — ES, NQ, YM, RTY CME Globex · 17h00–16h00 heure locale 00h00 23h00 RTH 15h30–22h00 — Taux — ZN, ZB, ZF, ZT CBOT Globex · 17h00–16h00 heure locale 00h00 23h00 Pit 14h20–21h00 — Énergie — CL, NG, RB, HO NYMEX Globex · 17h00–16h00 heure locale 00h00 23h00 Pit 15h00–20h30 — Métaux — GC, SI, HG COMEX Globex · 17h00–16h00 heure locale 00h00 23h00 Pit 14h20–19h30 — Devises — 6E, 6B, 6J CME Globex · 17h00–16h00 heure locale 00h00 23h00 Pit 14h20–21h00 — Grains — ZC, ZS, ZW CBOT Globex · 19h00–13h20 heure locale, pause 07h45–08h30 02h00 20h20 Pit 15h30–20h20 — Europe Londres — séance cash LSE · 08h00–16h30 heure locale 09h00 17h30 — — Paris — séance cash Euronext · 09h00–17h30 heure locale 09h00 17h30 — — Bund, Bobl, Schatz — FGBL Eurex · 08h00–22h00 heure locale 08h00 22h00 — — Euro Stoxx 50, DAX — FESX, FDAX Eurex · 01h10–22h00 heure locale 01h10 22h00 — — Brent ICE Futures Europe · 01h00–23h00 heure locale 02h00 00h00 — — Asie Tokyo — séance cash TSE · 09h00–15h30 heure locale, pause 11h30–12h30 02h00 08h30 — — Nikkei 225 — futures OSE · 08h45–15h15 heure locale 01h45 08h15 — — Hong Kong — séance cash HKEX · 09h30–16h00 heure locale, pause 12h00–13h00 03h30 10h00 — — Shanghai — séance cash SSE · 09h30–15h00 heure locale, pause 11h30–13h00 03h30 09h00 — — Heures de Paris calculées pour le 16 octobre 2026 ; le bandeau ci-dessus les recalcule à l'instant où vous lisez. Sessions régulières hors jours fériés · CME Group, NYSE, Eurex, ICE, LSE, Euronext, JPX, HKEX, SSE. Wall Street ouvre à 15h30 — sauf trois semaines par an La séance cash de New York ouvre à 09:30 et ferme à 16:00 , heure de New York. En heure de Paris, c’est 15h30 – 22h00 presque toute l’année. Presque. Les États-Unis changent d’heure le deuxième dimanche de mars et le premier dimanche de novembre ; l’Europe le dernier dimanche de mars et d’octobre. Entre les deux, pendant deux à trois semaines, l’écart passe de six heures à cinq : Wall Street ouvre à 14h30 et ferme à 21h00 . C’est là que les recherches « heure d’ouverture de Wall Street aujourd’hui » explosent, et c’est pour ça que le bandeau en tête de page ne lit pas une table — il recalcule à l’instant où vous le regardez. Les futures ne ferment presque jamais Les futures du CME — indices, taux, énergie, métaux, devises — traitent 23 heures sur 24 , du dimanche 18:00 au vendredi 17:00 heure de New York. La coupure quotidienne d’une heure, 17:00 – 18:00 New York (23h00 – 00h00 Paris), sépare deux journées de trading : ce qui traite après 18:00 appartient déjà au lendemain. Le dimanche soir est le premier moment où le monde price ce qui s’est passé pendant le week-end. À 00h00 Paris le lundi, l’ES a déjà six heures de cotation. Les pit hours : la partie qui compte encore Les pits ont fermé, mais leurs horaires survivent. Pour chaque marché du CME, les anciennes pit hours restent la session de référence — le RTH : c’est là que se concentre le volume, et c’est à sa clôture que se fixe le prix de règlement — celui que citent tous les « à la clôture » et sur lequel se calculent les marges. Marché Pit hours / RTH, New York Règlement Paris (été) Indices ES, NQ 09:30 – 16:00 (RTH) 16:00 15h30 – 22h00 Taux ZN, ZB 08:20 – 15:00 15:00 14h20 – 21h00 Brut CL, gaz NG 09:00 – 14:30 14:30 15h00 – 20h30 Or GC 08:20 – 13:30 13:30 14h20 – 19h30 Argent SI 08:25 – 13:25 13:25 14h25 – 19h25 Cuivre HG 08:10 – 13:00 13:00 14h10 – 19h00 Devises 6E, 6B 08:20 – 15:00 15:00 14h20 – 21h00 Grains ZC, ZS, ZW 09:30 – 14:20 14:20 15h30 – 20h20 Deux conséquences concrètes. Le brut règle à 14:30 New York, une heure et demie avant la clôture des actions : un mouvement du pétrole entre 20h30 et 22h00 Paris ne sera dans aucun prix de clôture. Et l’or règle à 13:30 : ce que fait l’or pendant l’après-midi américain est, au sens du règlement, déjà demain. Les heures qu’un desk macro a dans la tête 14h30 Paris — 08:30 New York. Emploi, CPI, PIB, ventes au détail. L’heure la plus importante de la journée macro, et elle tombe avant l’ouverture de Wall Street : le mouvement se fait sur les futures, en pre-market. 16h00 Paris — 10:00 New York. ISM, confiance, logement. Trente minutes après l’ouverture cash. 17h00 Paris — 16:00 Londres. Le fixing WM/Reuters, l’heure de référence du marché des changes. Les flux de fin de mois s’y concentrent. 20h00 Paris — 14:00 New York. La Fed, huit fois par an. La conférence de presse à 20h30. 20h30 Paris — le règlement du brut. 22h00 — la clôture cash, et le règlement des indices. Cas pratique : un chiffre à 14h30 et une position sur l’or Le CPI sort à 14h30 Paris, plus chaud qu’attendu. Le 2 ans prend 8 points de base en trois minutes, le dollar monte, l’or perd 1,2 %. Ce que dit l’horloge : l’or est en pit hours depuis 14h20 — le mouvement compte pour le règlement de 19h30. Le brut n’est pas encore en pit : ses pit hours ouvrent à 15h00, et ce qu’il fait maintenant ne règle pas. Les actions n’ouvrent qu’à 15h30 : la réaction que vous voyez sur l’ES est celle des futures, sans le flux cash. Ce que ça engage : une position sur l’or qui devait « tenir jusqu’à la clôture » a cinq heures devant elle, pas sept et demie. Et si le chiffre vous fait changer d’avis sur le brut, vous avez trente minutes avant que le volume n’arrive. Le dimanche, l’Asie, et ce qui ouvre en premier L’Asie est la première à pricer un week-end. Tokyo ouvre à 09:00 heure locale — 02h00 à Paris en été, 01h00 en hiver — avec une pause déjeuner de deux heures. Hong Kong et Shanghai suivent à 03h30 Paris. Le Nikkei futures d’Osaka commence quinze minutes avant le cash. Le Bund d’Eurex ouvre à 08h00 Paris et traite jusqu’à 22h00 : c’est le seul marché de taux européen qui couvre toute la séance américaine. Le Brent, sur ICE à Londres, traite de 02h00 à 00h00 Paris. Sur le bandeau en tête de page, tout cela est une ligne par marché, sur une seule journée de Paris, avec un trait vertical pour maintenant. Jours fériés Wall Street ferme dix jours par an ; le CME traite ces jours-là en séance réduite, avec une clôture anticipée. Le bandeau le signale le jour même. Restent en 2026 : Thanksgiving le 26 novembre — avec une clôture à 13:00 New York le lendemain — et Noël le 25 décembre , avec la même clôture anticipée la veille. À lire ensuite Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. Lire un résultat d'adjudication du Trésor américain Le stop contre le when-issued, la répartition des acheteurs, le bid-to-cover — dans cet ordre. Avec les douze dernières adjudications de chaque échéance et de quoi noter la prochaine. Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Lire un résultat d'adjudication du Trésor américain https://sandman-research.com/guides/lire-une-adjudication-du-tresor-americain Guides Lire un résultat d'adjudication du Trésor américain Le stop contre le when-issued, la répartition des acheteurs, le bid-to-cover — dans cet ordre. Avec les douze dernières adjudications de chaque échéance et de quoi noter la prochaine. Mis à jour le 7 septembre 2026 Lecteur d'adjudication Les douze dernières, par échéance Échéance 2 ans 3 ans 5 ans 7 ans 10 ans 20 ans 30 ans Dernière adjudication 2026-10-07 réouverture Tail −1,7 bps stop-through Stop / when-issued 5,300 % WI 5,317 % Bid-to-cover 2,77 moyenne 12 : 2,53 Indirects 80,3 % moyenne 12 : 72,6 % Bid-to-cover, douze dernières adjudications — la ligne est la moyenne de la fenêtre. C'est la seule comparaison qui rend un cover lisible. Répartition du dernier adjugé compétitif Indirects 80,3 % Directs 17,1 % Primary dealers 2,5 % Notez une adjudication Comparé aux douze dernières adjudications de l'échéance choisie. Tail (pb) |tail| moy. 0,7 pb Bid-to-cover moy. 2,53 Indirects (%) moy. 72,6 % Dans la moyenne Renseignez un tail, un cover et une part d'indirects pour obtenir la lecture. Résultats : TreasuryDirect. When-issued : relevés de marché horodatés. Trois chiffres, et l’ordre compte Un résultat d’adjudication se lit en trente secondes quand on sait quoi regarder. Le piège, c’est l’ordre : le chiffre que tous les fils de presse sortent en premier — le bid-to-cover — est le moins fiable des trois. L’ordre du desk est l’inverse de celui des wires : Le stop contre le when-issued. Ne se manipule pas. La répartition des acheteurs. Dit qui a payé. Le bid-to-cover. Se gonfle, et ne veut rien dire seul. 1. Le stop contre le when-issued Le Trésor américain adjuge à la hollandaise : tous les servis paient le même prix, celui du high yield — le rendement le plus élevé nécessaire pour placer la totalité du montant. C’est le stop . Avant l’adjudication, le titre se traite déjà sur le marché gris, le when-issued . Le chiffre qui compte est l’écart entre les deux, mesuré quelques secondes avant la clôture des enchères : Stop en dessous du when-issued → l’adjudication a stoppé à travers (stop-through). Les acheteurs ont accepté un rendement plus bas que l’écran. C’est fort. Stop au-dessus → elle a taillé (tail). Il a fallu payer plus cher que l’écran pour placer le papier. C’est faible. Stop égal → on the screws . Sur une adjudication coupon, un tail d’un ou deux points de base est déjà un événement. Pourquoi ce chiffre prime : il ne se manipule pas. Le stop est le prix d’équilibre réel. On ne peut pas le maquiller en soumettant du papier loin du marché, contrairement au cover. Le when-issued dans les heures qui précèdent Le stop seul ne suffit pas. Il faut savoir dans quel état le when-issued est arrivé à la clôture des enchères. Si le when-issued s’est tendu toute la matinée, les dealers ont construit une concession — ils ont fait baisser le prix pour se ménager une marge. Un stop-through dans ces conditions est normal, pas remarquable. Si au contraire le when-issued s’était richi et que l’adjudication stoppe quand même à travers, des acheteurs ont accepté un rendement déjà bas. Là, c’est une vraie force. L’échelle du tail Un tail se compte en dixièmes. Sur les deux dernières années, le tail médian d’une adjudication coupon vaut 0,6 pb , neuf sur dix tiennent sous 1,5 pb, et le plus large atteint 3 pb. C’est pour ça qu’un tail de 2 pb bouge le marché. L’échelle entière du chiffre tient dans une poignée de dixièmes. Aucun fichier officiel ne l’enregistre : le Trésor publie le stop, jamais le when-issued contre lequel le mesurer. Le chiffre se relève au moment de l’adjudication ou n’existe pas. 2. La répartition des acheteurs Le Trésor publie qui a emporté le papier, en trois catégories qui se partagent 100 % de l’adjugé compétitif. Catégorie Qui Lecture Indirects Banques centrales étrangères et gérants passant par un intermédiaire ou la Fed de New York Part élevée = demande finale réelle Directs Institutions soumissionnant pour compte propre via TAAPS — fonds de pension, hedge funds, assureurs Part élevée = real money domestique Primary dealers Les teneurs de marché, tenus de soumettre Part élevée = résidu : les dealers gardent ce que personne n’a voulu La part dealer est la plus parlante des trois, parce qu’elle est subie. Les dealers absorbent ce qui reste. Une prise dealer gonflée signifie que la demande finale n’était pas là, quel que soit le cover affiché. Une part d’indirects ne se lit jamais entre échéances. Les moyennes n’ont rien à voir d’une maturité à l’autre : autour de 58 % sur le 2 ans, au-delà de 70 % sur le 10 ans. Un 62 % d’indirects est bon sur le 2 ans et médiocre sur le 10 ans. Le sélecteur ci-dessus déplace la référence avec l’échéance, ce qui est la seule façon correcte de faire la comparaison. 3. Le bid-to-cover, en dernier Le cover est le total soumis divisé par le montant vendu. C’est le chiffre le plus cité, et le plus faible des trois. Il se gonfle. Un dealer qui soumet un volume important très loin du prix attendu n’a aucune chance d’être servi, mais il fait monter le numérateur. La demande paraît plus forte qu’elle ne l’est. Et le niveau absolu ne dit rien. 2,37 est correct sur le 5 ans et serait faible sur le 3 ans. Le cover ne se lit que contre la moyenne récente de sa propre échéance — c’est ce que trace le graphique plus haut, et c’est la raison pour laquelle la ligne de moyenne y est plus importante que les barres. Ce qui compte vraiment : un cover qui s’érode adjudication après adjudication. Une lecture isolée est du bruit ; une pente est un signal. Le piège des réouvertures Le Trésor réémet régulièrement une souche existante. La réouverture est annoncée sous sa maturité résiduelle : un 10 ans rouvert un mois plus tard s’adjuge en « 9-Year 11-Month ». C’est le même point de courbe, et ça doit aller dans le même historique. Un comparateur qui traite « 9-Year 11-Month » comme une échéance distincte casse la moyenne des deux séries. Le lecteur ci-dessus regroupe les réouvertures avec leur souche mère. Ce que ça change sur le tape Une adjudication faible retire un acheteur du marché et laisse du papier chez les dealers, qui doivent le couvrir. Une adjudication forte fait l’inverse. L’effet est direct et daté. Le 5 ans du 26 août 2026 est parti d’un when-issued à 4,391 % et a stoppé à 4,393 % — deux dixièmes de point de base de tail, une adjudication sans histoire. C’est pourtant ce stop, et pas une moyenne mobile, que le desk a utilisé ensuite comme référence d’invalidation : le débrief du 4 septembre mesure le biais bearish sur le ventre de la courbe à 15,7 points de base au-dessus de ce niveau. Un stop d’adjudication est un prix auquel de vrais acheteurs ont réellement pris du papier en taille. C’est un support plus honnête que la plupart des niveaux techniques, et il a une date. Le calendrier Les échéances reviennent selon un rythme fixe, ce qui rend la concession prévisible : le 2, le 5 et le 7 ans en fin de mois ; le 3, le 10 et le 30 ans en milieu de mois ; le 20 ans et les TIPS sur leur propre cadence. Le marché commence à construire la concession plusieurs séances avant, pas le jour même. Le calendrier complet est annoncé par le Trésor à chaque refunding trimestriel. C’est là que se décident les tailles — et une hausse de taille sur le long end pèse davantage sur la courbe que n’importe quel résultat d’adjudication isolé. À lire ensuite Spread OAT-Bund 10 ans L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015. C'est quoi le yield ? Yield, rendement, taux actuariel : le même chiffre. Ce qu'il mesure sur une obligation, et pourquoi il monte quand le prix baisse. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## La pension livrée (repo) et le reverse repo https://sandman-research.com/guides/pension-livree-repo Guides La pension livrée (repo) et le reverse repo Le marché où se finance l'obligataire, expliqué par ce qu'il déclenche : une prime de financement qui se tend, un titre qui devient special avant une adjudication, une facilité de la Fed qui se vide. Mis à jour le 7 septembre 2026 Un prêt de cash contre des titres Une pension livrée est un prêt d’argent garanti par des titres, pour une nuit dans la plupart des cas. Vous remettez des obligations, vous recevez du cash, vous rachetez les titres le lendemain à un prix légèrement supérieur. L’écart est le taux repo. Le reverse repo est exactement la même opération vue de l’autre côté : vous livrez le cash et vous recevez les titres. Un repo pour l’un est un reverse repo pour l’autre — le mot dépend de qui parle. Ce marché n’est pas un détail de plomberie. C’est là que se finance l’intégralité du positionnement obligataire, et un desk le regarde tous les matins avant de regarder la courbe. General collateral et special Deux régimes coexistent. En general collateral , le prêteur de cash accepte n’importe quel titre éligible. Le taux qui en sort est le prix du cash, point. Un titre devient special quand le marché le veut lui — parce que beaucoup de monde est short et doit le livrer. Le détenteur peut alors emprunter du cash moins cher que le taux général : on le paie pour prêter son papier. Un titre peut se financer plusieurs dizaines de points de base sous le GC. C’est ce qui rend le repo lisible : un titre qui part en special dit que le positionnement est short , avant que tout indicateur de flux ne le dise. Cas pratique : la prime de financement qui se tend Le 4 septembre 2026, le SOFR imprime à 3,66 % contre un EFFR à 3,63 %. Trois points de base de prime du financement garanti sur le non garanti, après deux la veille. Un point de plus, ça ne fait pas un titre. Mais c’est un des rares indicateurs qui se lit en niveau et en dérivée. Le cash se raréfie à la marge — bilans de dealers plus lourds, adjudications à absorber, fin de trimestre qui approche. Ce qu’un desk en fait : rien d’immédiat, et c’est le point. Ça change la lecture d’autre chose. Un front end qui se tend pendant que le financement se tend n’est pas la même information qu’un front end qui se tend avec du financement calme. Dans le premier cas, une partie du mouvement est technique et se dénouera ; dans le second, c’est de la politique monétaire et ça reste. Cas pratique : le special avant une adjudication Un titre qui va être réouvert se traite en when-issued les jours précédents. Les dealers se mettent short pour se couvrir, la demande d’emprunt du titre monte, il part en special. Conséquence concrète : rester short coûte cher . Le portage négatif s’accumule chaque nuit. Ceux qui sont short veulent racheter, et l’ adjudication devient le moment où ils peuvent le faire en taille. C’est une des raisons mécaniques pour lesquelles une adjudication peut stopper à travers sans que la demande finale soit exceptionnelle : une partie des acheteurs ne sont pas des investisseurs, ce sont des shorts qui se débouclent. Le repo dit à l’avance que ça va arriver, le bid-to-cover ne le dit jamais. Cas pratique : la facilité de la Fed qui se vide La Fed opère une facilité de reverse repo — le RRP — où les fonds monétaires garent leur cash excédentaire contre des titres, au jour le jour. C’est le réservoir de liquidité en trop dans le système. Quand cet encours baisse durablement, le cash sort du réservoir. Il va généralement vers les bons du Trésor, qui paient mieux, en particulier quand le Trésor émet lourd en papier court. Ce que ça engage : tant que le réservoir absorbe, le resserrement quantitatif retire de la liquidité sans toucher aux réserves bancaires. Une fois vidé, la même quantité de resserrement mord directement sur les réserves — et c’est là que le financement devient volatil. Le RRP n’est pas un indicateur de marché, c’est un compteur qui dit combien de temps il reste avant que ça devienne un. Pourquoi un macro trader regarde ça Trois raisons, par ordre d’utilité. Le financement est le coût du portage de toute position obligataire. Un spread dont le portage tourne contre vous n’a pas la même invalidation qu’un spread neutre en portage. C’est un indicateur de stress avancé . L’écart entre garanti et non garanti se tend avant que le crédit ne s’écarte, pas après. Et c’est ce qui explique une partie des mouvements de fin de trimestre. Les bilans se contractent aux dates d’arrêté, le repo se tend mécaniquement, et le front end bouge pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la banque centrale. Confondre les deux, c’est prendre une position monétaire sur un fait comptable. À lire ensuite La sensibilité d'une obligation, ou DV01 Combien vous gagnez ou perdez par point de base. L'unité dans laquelle un desk taux dimensionne — et pourquoi raisonner en notionnel produit une position que vous n'avez pas voulue. Lire un résultat d'adjudication du Trésor américain Le stop contre le when-issued, la répartition des acheteurs, le bid-to-cover — dans cet ordre. Avec les douze dernières adjudications de chaque échéance et de quoi noter la prochaine. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## La sensibilité d'une obligation, ou DV01 https://sandman-research.com/guides/sensibilite-obligation-dv01 Guides La sensibilité d'une obligation, ou DV01 Combien vous gagnez ou perdez par point de base. L'unité dans laquelle un desk taux dimensionne — et pourquoi raisonner en notionnel produit une position que vous n'avez pas voulue. Mis à jour le 7 septembre 2026 Essayez Combien de la jambe courte annule la jambe longue ? Durées modifiées à saisir — ce sont des ordres de grandeur pour la courbe actuelle, pas des cotations. Prenez celles de vos titres. Jambe longue — notionnel millions Jambe longue — duration ex. 30 ans ≈ 15,5 Jambe courte — duration ex. 5 ans ≈ 4,4 DV01 de la jambe longue 15 500 € / pb Notionnel de la jambe courte 35,2 M ratio 3,5× Un chiffre : ce que coûte un point de base Le DV01 — dollar value of a basis point — est le gain ou la perte d’une position quand le rendement bouge d’un point de base. En français on dit sensibilité, et c’est la même chose. Il se calcule simplement : notionnel × duration modifiée × 0,0001 . Dix millions d’un titre de duration 15,5 donnent 15 500 € par point de base. Le 30 ans bouge d’un point, vous encaissez ou vous perdez 15 500 €. C’est l’unité de travail d’un desk taux. Pas le notionnel, pas le nombre de contrats : le DV01. Pourquoi le notionnel ment Deux positions de dix millions n’ont rien de comparable si les maturités diffèrent. Ordres de grandeur sur la courbe actuelle : Maturité Duration approx. DV01 pour 10 M 2 ans 1,9 ~1 900 € / pb 5 ans 4,4 ~4 400 € / pb 10 ans 7,8 ~7 800 € / pb 30 ans 15,5 ~15 500 € / pb Un 2s30s à notionnel égal met huit fois plus de risque sur la jambe longue. Vous croyez tenir une position de courbe ; vous tenez un 30 ans outright avec une petite couverture décorative. Le jour où les taux montent en parallèle, vous découvrez ce que vous déteniez vraiment. Cas pratique : le 4 septembre 2026 Le rapport sur l’emploi américain sort à 162k contre 56k attendu. Trois fois le consensus. La courbe ne réagit pas d’un bloc : le 2 ans prend 4,1 pb, le 5 ans 3,9 pb — et le 30 ans rend 0,6 pb. Le 5s30s s’aplatit de 4,3 pb à 69 pb. Comparons deux positions portant le même risque, 10 000 € de DV01 par jambe. Outright long 30 ans. Le rendement baisse de 0,6 pb, le prix monte : +6 000 € . Sur un rapport à trois fois le consensus, avec un risque directionnel plein. Le résultat est bon, mais il tient à un refus du long end que rien ne garantissait. Aplatisseur 5s30s, pondéré en DV01. Long le 30 ans, short le 5 ans, à 10 000 € de DV01 chacun. Le spread se resserre de 4,3 pb : +43 000 € . Sept fois le résultat de l’outright, un jour où la direction n’a quasiment rien donné. La différence n’est pas dans la conviction — c’est la même lecture. Elle est dans l’unité de dimensionnement. Le même aplatisseur à notionnel égal aurait porté l’essentiel de son risque sur le 30 ans et se serait comporté comme l’outright. Le trade n’existe que si les DV01 s’égalisent. Cas pratique : couvrir une position crédit Vous détenez 5 M d’une obligation d’entreprise à dix ans, duration 7,2. DV01 : 3 600 € par point de base . Ce chiffre mélange deux risques — le taux sans risque et la prime de crédit — et vous n’avez d’avis que sur le second. Pour isoler le crédit, on vend l’équivalent en DV01 sur le souverain de même maturité. Pas 5 M face à 5 M : la quantité de souverain dont le DV01 vaut aussi 3 600 €. Ce qui reste dans la position, c’est le spread de crédit, ce que vous vouliez acheter au départ. Ce que le DV01 ne dit pas Il change quand le marché bouge. La duration d’une obligation n’est pas constante : elle s’allonge quand les taux baissent, se raccourcit quand ils montent. C’est la convexité. Sur un mouvement de 5 pb, on l’ignore. Sur 60 pb, une couverture calée au départ ne couvre plus, et l’écart est du risque directionnel qu’on ne s’est pas choisi. Un desk recale. Il ne dit rien du risque de courbe. Deux positions de DV01 identique sur des maturités différentes ne se comportent pas pareil face à une déformation de la courbe. Neutre en DV01 ne veut pas dire neutre tout court. Il ne dit rien de la liquidité. 15 500 € par point sur le 30 ans et sur le 2 ans, ce n’est pas le même risque d’exécution le jour où il faut sortir. Le réflexe Avant d’entrer, deux questions dans cet ordre. Combien je perds par point de base ? Et : est-ce que le mouvement parallèle s’annule vraiment, ou est-ce que je viens de prendre une direction en croyant prendre une relation ? À lire ensuite C'est quoi un spread en trading ? Le spread du courtier et le spread comme position, ce n'est pas la même chose. Ce qu'un desk achète quand il achète un écart, pourquoi il préfère ça à l'outright, et ce qui casse. Lire un résultat d'adjudication du Trésor américain Le stop contre le when-issued, la répartition des acheteurs, le bid-to-cover — dans cet ordre. Avec les douze dernières adjudications de chaque échéance et de quoi noter la prochaine. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor https://sandman-research.com/guides/taux-directeur-fed-sofr-euribor Guides Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. Mis à jour le 9 septembre 2026 Le corridor, aujourd'hui Où l'argent se prête vraiment, contre le taux voté La banque centrale fixe des bornes. Le marché imprime un taux à l'intérieur — ou à côté. Le trait sous chaque point est l'écart entre le 1 er et le 99 e centile des transactions du jour : un taux serré et un taux dispersé ne racontent pas la même journée. Dollar Euro Haut de la fourchette FOMC Plafond · décision FOMC 4,00  % 14 octobre 2026 EFFR Taux voté · quotidien, J+1 3,88  % 14 octobre 2026 SOFR Marché · quotidien, J+1 3,88  % 14 octobre 2026 OBFR Marché · quotidien, J+1 3,88  % 14 octobre 2026 BGCR Marché · quotidien, J+1 3,86  % 14 octobre 2026 Bas de la fourchette FOMC Plancher · décision FOMC 3,75  % 14 octobre 2026 SOFR moins EFFR — la prime du financement garanti sur le non garanti 0,0  bps Volume quotidien sous-jacent. Le taux que la Fed cible n'est pas celui sur lequel le marché traite. EFFR 111   Md $ SOFR 2 974   Md $ OBFR 229   Md $ BGCR 1 228   Md $ Facilité de prêt marginal Plafond · décision BCE 2,90  % 16 octobre 2026 Euribor 3 mois Marché · moyenne mensuelle 2,64  % septembre 2026 Opérations principales de refinancement Taux voté · décision BCE 2,65  % 16 octobre 2026 Facilité de dépôt Plancher · décision BCE 2,50  % 16 octobre 2026 €STR Marché · quotidien, J+1 2,44  % 15 octobre 2026 Euribor 3 mois moins €STR — terme et risque de crédit bancaire 19,5  bps Sources : Federal Reserve Bank of New York (EFFR, SOFR, OBFR, BGCR) et BCE (taux directeurs, €STR, Euribor) · Page générée le 16 octobre 2026 Le taux directeur de la Fed n’est pas un taux Le FOMC ne vote pas un taux. Il vote une fourchette de 25 points de base. Dans cette fourchette, un taux s’imprime chaque jour — et ce n’est pas la Fed qui le fixe, c’est le marché interbancaire. Ce taux, c’est l’ EFFR . La Fed ne le décrète pas, elle le pousse : deux taux administrés font plancher et plafond, et elle vérifie le lendemain matin où il a atterri. D’où la première règle de lecture. Quand quelqu’un dit « la Fed est à 3,75 % », il donne le haut d’une fourchette. Le taux auquel l’argent se prête réellement est ailleurs, et la distance entre les deux est une information à part entière. EFFR : le taux que la Fed cible, sur un marché qui a presque disparu Le fed funds est le marché des réserves en banque centrale, prêtées à un jour, sans garantie, entre établissements américains. C’était le cœur du système monétaire. Le 8 septembre 2026, il a traité 107 milliards de dollars . Le SOFR, le même jour, en a traité 2 904 milliards . Vingt-sept fois plus. Ce marché survit surtout grâce aux Federal Home Loan Banks . Elles ont du cash à placer, elles ne perçoivent pas d’intérêt sur les réserves qu’elles laissent à la Fed — prêter à 3,63 % vaut donc mieux que ne rien toucher. En face, des banques empruntent et redéposent. La marge est mince, le volume est petit, mais il suffit à produire un taux. Ce que ça implique est plus large qu’il n’y paraît : la Fed cible un taux formé sur un marché résiduel . Elle le sait. C’est pourquoi le pilotage passe aujourd’hui par des taux administrés et non par des opérations d’open market. SOFR : le taux sur lequel tout est indexé Le SOFR est l’opposé de l’EFFR sur chaque dimension. Garanti et non plus en blanc, adossé à des pensions livrées sur Treasuries, calculé en médiane pondérée par les volumes. Il a remplacé le LIBOR dollar, arrêté en juin 2023. Tout ce qui s’indexait sur le LIBOR — swaps, crédits à taux variable, futures — s’indexe désormais sur lui. Une différence structurelle mérite d’être comprise avant d’aller plus loin. Le LIBOR était prospectif : il donnait un taux 3 mois à l’avance. Le SOFR est rétrospectif . C’est un taux au jour le jour, et un « SOFR 3 mois » se construit en le composant sur la période écoulée. L’emprunteur connaît son coupon à la fin, pas au début. La dispersion dit plus que le niveau Le SOFR se lit aussi dans son étalement. Le 8 septembre 2026, le 1 er centile des transactions imprime à 3,58 % et le 99 e à 3,73 % : quinze points de base. L’EFFR le même jour tient dans quatre, de 3,60 % à 3,64 %. Cette queue à droite n’est pas du bruit. Elle vient des opérations faites tard, sur du collatéral rare, par des emprunteurs qui n’avaient plus le choix. Une queue qui s’épaissit avant que la médiane ne bouge est le premier signe que le financement se tend. C’est la donnée que le chiffre publié en gros titre détruit, et elle est disponible tous les jours. Le plancher et le plafond Trois taux administrés encadrent l’ensemble. L’IORB — l’intérêt versé sur les réserves. Une banque n’a aucune raison de prêter en dessous de ce qu’elle touche sans risque à la Fed. C’est le plancher pour les banques. Le taux de la facilité de reverse repo , le RRP. Les fonds monétaires n’ont pas de compte de réserves, donc l’IORB ne les concerne pas. Le RRP est leur plancher à eux, et l’encours de cette facilité est le compteur du cash en excès dans le système. Le taux de la facilité permanente de prise en pension , le SRF, en plafond. Une banque qui peut se financer contre Treasuries directement auprès de la Fed n’a pas de raison de payer plus cher sur le marché. Le corridor tient tant que ces trois-là tiennent. Le jour où le SRF est utilisé en taille, ce n’est plus un ajustement technique — c’est que le marché privé ne fait plus le travail. Côté euro : pourquoi l’€STR imprime sous le plancher L’€STR est l’équivalent européen de l’EFFR : non garanti, au jour le jour, calculé sur ce que les banques de la zone euro paient pour emprunter à des contreparties financières. Le 8 septembre 2026, il imprime à 2,188 % quand la facilité de dépôt de la BCE est à 2,25 %. L’€STR traite sous le plancher de son propre corridor. Ce n’est pas une anomalie, c’est de la plomberie. La facilité de dépôt n’est ouverte qu’aux banques. Un fonds monétaire, un assureur, une institution publique n’y ont pas accès : leur alternative à prêter au jour le jour n’est pas 2,25 %, c’est zéro. Ils prêtent donc en dessous, et la banque en face empoche la différence. L’écart entre l’€STR et le taux de dépôt mesure exactement une chose : combien de cash cherche à se placer sans avoir accès au guichet . Il se creuse quand la liquidité excédentaire abonde, il se referme quand elle se raréfie. Un €STR qui remonte vers la facilité de dépôt sans décision de la BCE est un indicateur de drainage, pas de politique monétaire. Euribor : le seul qui porte du risque de crédit L’Euribor n’est pas un taux au jour le jour. C’est un taux à terme — une semaine, un, trois, six et douze mois — auquel les banques de premier rang se prêtent entre elles sans garantie. Trois choses le séparent de tout ce qui précède. Il est prospectif . L’Euribor 3 mois fixé aujourd’hui vaut pour les trois mois à venir. C’est la raison de sa survie : une grande partie des crédits immobiliers à taux variable de la zone euro s’y indexent, et un emprunteur veut connaître sa mensualité au début de la période, pas à la fin. Il porte du risque de crédit bancaire . Prêter trois mois en blanc à une banque n’est pas prêter une nuit contre des Treasuries. Il n’est pas entièrement transactionnel. La méthodologie est hybride : transactions réelles lorsqu’il y en a, ajustement de marché sinon, jugement d’expert en dernier ressort. Le marché interbancaire à terme non garanti est devenu trop mince pour produire un taux tous les jours sur cinq maturités. En août 2026, l’Euribor 3 mois s’établit en moyenne à 2,513 % pendant que l’€STR tourne autour de 2,19 %. Une trentaine de points de base séparent les deux, et cet écart contient deux choses distinctes : ce que le marché anticipe des taux BCE sur trois mois, et ce qu’il facture pour le risque bancaire. Euribor et SOFR ne sont pas le même type d’objet Euribor 3 mois SOFR Devise Euro Dollar Garanti Non Oui, sur Treasuries Maturité À terme, 1 semaine à 12 mois Jour le jour Sens Prospectif Rétrospectif, composé Risque de crédit Bancaire Quasi nul Calcul Hybride, avec jugement d’expert Transactions Volume sous-jacent Marché à terme mince ~2 900 Md$ par jour Administrateur EMMI Fed de New York La conséquence est pratique, pas académique : un swap indexé Euribor et un swap indexé SOFR ne sont pas le même instrument . Le premier contient une prime de crédit bancaire que le second n’a pas. Comparer un taux swap euro et un taux swap dollar sans corriger de cette prime, c’est mesurer un écart de politique monétaire dans un chiffre qui contient aussi de la santé bancaire. Nuance qui a son importance et que la littérature anglophone escamote souvent : l’Euribor n’est pas en voie de disparition. Le LIBOR a été arrêté, l’Eonia a été remplacé par l’€STR, mais l’Euribor a été réformé et conservé. L’Europe vit avec deux références en parallèle — une sans risque au jour le jour, une à terme avec crédit — là où le dollar n’en a plus qu’une. Cas pratique : la Fed baisse de 25 points de base Ce qui bouge immédiatement : la fourchette, l’IORB, le taux du reverse repo et celui du SRF, tous décalés de 25 points de base à la date d’application, en général le lendemain de la décision. Ce qui ne bouge pas mécaniquement : le SOFR. Il suit, mais sa position à l’intérieur du corridor peut se déplacer, et c’est là qu’est l’information. Le raisonnement de desk. Si la baisse est anticipée, la jouer en niveau ne paie rien — elle est dans les prix depuis des semaines. Ce qui n’y est pas, c’est l’écart SOFR–EFFR après la baisse. Si l’encours du reverse repo est déjà vide et que le bilan de la Fed continue de se réduire, une baisse de 25 points de base ne détend pas le financement : la contrainte est le niveau des réserves, pas le prix. L’écart garanti–non garanti reste tendu, voire se tend davantage. La position correspondante est un écart, pas une direction : on vend la détente du financement que le consensus associe automatiquement à une baisse. L’invalidation est propre. Si l’encours du reverse repo se recharge, le cash est revenu dans le réservoir, la contrainte de réserves se relâche et l’écart se referme pour de bonnes raisons. La position n’a plus de fondement. Cas pratique : la fin de trimestre Au 30 septembre, les bilans des banques et des dealers sont photographiés pour le calcul des ratios réglementaires. L’intermédiation en pension livrée se réduit pendant quelques jours. Le SOFR se tend de cinq à dix points de base, l’EFFR ne bouge presque pas — un prêt de fed funds ne passe pas par un bilan de dealer. Ce qu’un desk en fait : rien, et c’est précisément le point. Le piège est de lire ce pic comme un stress de financement et de couper une position de courbe deux jours avant qu’elle ne fonctionne. La règle de tri est mécanique. Tout mouvement de taux court qui se résorbe au premier jour ouvré du trimestre suivant était comptable. S’il ne se résorbe pas au 1 er ou au 2 octobre, ce n’était pas la fin de trimestre, et le diagnostic change complètement. Cas pratique : l’Euribor s’écarte de l’€STR sans réunion de la BCE La situation : l’Euribor 3 mois prend douze points de base en une semaine, l’€STR ne bouge pas, aucune réunion de la BCE au calendrier, aucune publication d’inflation. La décomposition tient en une ligne. L’écart Euribor–€STR contient des anticipations de taux et une prime de crédit bancaire. L’€STR immobile dit que les anticipations n’ont pas bougé — un taux au jour le jour n’en contient presque pas. Ce sont donc douze points de base de prime de crédit bancaire . Ce que ça engage : les banques européennes se financent plus cher entre elles. Cela se transmet au crédit aux entreprises, aux dettes financières subordonnées et, si la tension persiste, aux souverains périphériques par le lien banque-État. C’est un des signaux avancés d’un écartement du spread OAT-Bund , et il apparaît avant que le spread lui-même ne bouge. L’expression possible : payer du swap Euribor contre recevoir de l’€STR OIS . Le premier contient la prime bancaire, le second non. On isole le risque de crédit des banques sans prendre de position sur le niveau des taux. L’invalidation, à vérifier avant d’entrer : une opération de refinancement annoncée par la BCE ferme le sujet, et un simple effet de calendrier d’émission — beaucoup de papier bancaire à placer sur une semaine — tend l’Euribor sans rien dire du risque. Deux causes bénignes qui produisent le même graphique. Ce qu’un desk regarde le matin, dans l’ordre Où l’EFFR se situe dans la fourchette, et s’il a bougé depuis la veille. L’écart SOFR–EFFR, en niveau et en variation. Le 99 e centile du SOFR, où le stress apparaît avant la médiane. L’encours de la facilité de reverse repo, qui dit combien de temps le réservoir tient encore. L’écart Euribor–€STR, une fois par semaine — pas tous les jours, il ne bouge pas assez pour mériter mieux. Aucun de ces cinq indicateurs ne donne une position à lui seul. Tous les cinq changent la lecture de ceux qui en donnent une, et c’est exactement pour ça qu’ils se regardent avant la courbe et non après. À lire ensuite La pension livrée (repo) et le reverse repo Le marché où se finance l'obligataire, expliqué par ce qu'il déclenche : une prime de financement qui se tend, un titre qui devient special avant une adjudication, une facilité de la Fed qui se vide. Spread OAT-Bund 10 ans L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Taux réel, breakeven et point mort d'inflation https://sandman-research.com/guides/taux-reel-breakeven-point-mort-inflation Guides Taux réel, breakeven et point mort d'inflation Un rendement nominal est la somme de deux choses. Savoir laquelle a bougé, c'est savoir si un selloff parle de la banque centrale ou des prix — et c'est la lecture qui décide du trade. Mis à jour le 13 septembre 2026 La décomposition, aujourd'hui Qui a bougé : le réel ou l'inflation ? Un rendement nominal est la somme de deux choses : ce que le marché exige pour attendre, et ce qu'il exige pour l'inflation. Lire laquelle a bougé, c'est savoir si un selloff parle de la banque centrale ou des prix. Nominal 10 ans 5,19 % = Réel 10 ans 2,84 % + Breakeven 10 ans 2,35 % au 14 octobre 2026 1 jour nominal -2 bps réel -4 breakeven +2 non décomposable Mouvement nominal trop petit pour être décomposé — une part d'un point de base est du bruit. 1 semaine nominal -8 bps réel -7 breakeven -1 part réel 88 % Le réel a mené la baisse. Le marché achète une banque centrale plus accommodante, pas moins d'inflation. 1 mois nominal +22 bps réel +24 breakeven -2 jambes opposées Le réel monte pendant que le breakeven baisse : le marché price une banque centrale qui agit, et une banque centrale qui agit écrase la compensation d'inflation. Nominal 5 ans 5,00 % = Réel 5 ans 2,64 % + Breakeven 5 ans 2,36 % au 14 octobre 2026 1 jour nominal +0 bps réel -3 breakeven +3 non décomposable Mouvement nominal trop petit pour être décomposé — une part d'un point de base est du bruit. 1 semaine nominal -3 bps réel -2 breakeven -1 part réel 67 % Le réel a mené la baisse. Le marché achète une banque centrale plus accommodante, pas moins d'inflation. 1 mois nominal +20 bps réel +24 breakeven -4 jambes opposées Le réel monte pendant que le breakeven baisse : le marché price une banque centrale qui agit, et une banque centrale qui agit écrase la compensation d'inflation. 5 ans dans 5 ans 2,31 % au 15 octobre 2026 2,02 % · 4 avril 2025 2,46 % · 19 juillet 2024 Plage depuis le 2 janvier 2024. Tant que ce chiffre ne bouge pas, le marché traite le choc en cours comme un choc, pas comme un régime. Lisez un mouvement Entrez la variation du nominal et celle du réel, en points de base. Le breakeven est la différence, et la lecture suit. Nominal bps Réel bps breakeven +2 bps Mouvement nominal trop petit pour être décomposé — une part d'un point de base est du bruit. Source : FRED, Federal Reserve Bank of St. Louis (Treasury, TIPS, breakevens) · Page générée le 16 octobre 2026 · Les TIPS règlent un jour après les breakevens ; chaque comparaison est faite à une date que toutes les jambes portent. Un rendement, deux morceaux Le 10 ans américain affiche un rendement. Ce rendement contient deux choses que le marché rémunère séparément : le fait d’attendre dix ans, et le fait de se faire rembourser dans une monnaie qui aura perdu de la valeur. Le premier morceau est le taux réel . Le second est le breakeven , ou point mort d’inflation. Leur somme est le nominal, à l’identité près : Nominal = réel + breakeven. Ce n’est pas une théorie. Le Trésor américain émet deux familles de titres sur les mêmes maturités — les Treasuries classiques, et les TIPS , dont le principal est indexé sur l’inflation. Le rendement d’un TIPS est le taux réel. La différence entre les deux est le breakeven. Trois chiffres, tous observés, tous les jours. Le breakeven n’est pas une prévision Le breakeven 10 ans à 2,40 % ne veut pas dire que le marché prévoit 2,40 % d’inflation. Il veut dire que 2,40 % est le niveau d’inflation moyen qui rendrait un investisseur indifférent entre le titre nominal et le titre indexé. La différence est réelle. Le breakeven contient une prime de risque d’inflation — ce qu’on paie pour ne pas avoir à deviner — et une prime de liquidité — les TIPS se traitent moins que les nominaux, et un titre moins liquide paie plus. Personne ne sait extraire ces deux primes d’une cotation. Ce qui se lit, en revanche, c’est la variation . Un breakeven qui prend seize points de base en un mois dit que le marché achète de l’inflation. Peu importe qu’il parte de 2,25 % ou de 2,41 %. La lecture qui compte : qui a bougé ? Le nominal monte de douze points de base. Ce chiffre seul ne dit rien. La question est : lequel des deux morceaux les a pris ? Si c’est le breakeven — le réel n’a pas bougé — le marché achète de l’inflation. Il n’a pas revu la trajectoire de la banque centrale ; il pense que les prix vont monter et que la banque centrale ne fera rien de plus. C’est la lecture d’un choc d’offre qu’on laisse passer. Si c’est le réel — le breakeven n’a pas bougé — le marché revoit la banque centrale à la hausse, ou la prime de terme . Il exige plus pour attendre, pas plus pour l’inflation. C’est un mouvement monétaire. Si le réel monte pendant que le breakeven baisse , c’est la lecture la plus forte des trois. Le marché price une banque centrale qui va agir, et une banque centrale qui agit écrase la compensation d’inflation. Le nominal peut monter sur un chiffre d’inflation chaud, et le breakeven baisser sur ce même chiffre. C’est contre-intuitif la première fois, et c’est exactement ce qui s’est passé le 11 septembre 2026. Cas pratique : un core CPI chaud qui fait baisser les breakevens Le 11 septembre 2026, le core CPI américain d’août sort à +0,3 % contre +0,2 % attendu. Un chiffre d’inflation au-dessus du consensus. La réaction naïve : les breakevens montent. Ce qui s’est passé : le breakeven 5 ans a baissé de 6 points de base, le 10 ans de 4. Les taux réels ont monté. Le nominal a monté — mais sur le réel seul, avec un breakeven qui rendait. La lecture de desk. Le marché n’a pas acheté « plus d’inflation ». Il a acheté « la Fed va monter ses taux ». Un chiffre chaud a fait passer la probabilité de hausse de septembre d’environ 70 % à 86 %, et une Fed qui monte réduit l’inflation future. Le breakeven, qui est de l’inflation future, a baissé. Ce que ça change pour une position : quelqu’un qui était long breakevens en pariant sur un CPI chaud a eu raison sur le chiffre et a perdu de l’argent. Il avait pris une position sur l’inflation ; il détenait en fait une position sur la réaction de la Fed à l’inflation. Ce ne sont pas les mêmes. Cas pratique : un choc pétrolier avec un 5 ans dans 5 ans immobile Sur le mois qui précède, le Brent touche 108 $ après une disruption physique. Le breakeven 5 ans prend 16 points de base ; le breakeven 10 ans en prend 8. Le réel ne bouge pas. Décomposition : c’est de la compensation d’inflation, portée par le front. Le marché achète de l’inflation à cinq ans, un peu à dix, et il ne revoit pas la banque centrale. Le chiffre qui tranche est le 5 ans dans 5 ans — le breakeven forward, c’est-à-dire l’inflation implicite sur la période qui va de dans cinq ans à dans dix ans. Il ignore par construction les cinq prochaines années, donc le choc pétrolier en cours. Il ne mesure qu’une chose : ce que le marché croit de l’ancrage des anticipations d’inflation une fois le choc passé. Sur toute la séquence, il n’a jamais dépassé 2,34 %. C’est ce qui rend un biais soutenable. Le marché price un choc d’offre qu’il refuse de prolonger. Tant que le forward ne bouge pas, un desk traite le pétrole comme du pétrole — pas comme un régime d’inflation. Le jour où le forward part, ce n’est plus le même trade et ce n’est plus la même Fed. Cas pratique : le forward qui casse Le scénario inverse, qu’il faut avoir écrit avant qu’il arrive. Le breakeven 5 ans monte, le 10 ans monte, et cette fois le 5 ans dans 5 ans passe de 2,32 % à 2,55 % en deux semaines. Ce que ça dit : le marché ne croit plus que le choc est un choc. Il a commencé à pricer une inflation plus haute de façon permanente — un désancrage. C’est le mot que les banquiers centraux utilisent en public quand ils sont inquiets, et c’est le seul chiffre qu’ils regardent pour le dire. Ce que ça engage : une banque centrale qui laisse le forward partir perd sa crédibilité, et une banque centrale qui la perd doit monter plus que ce qui aurait suffi un mois plus tôt. Un desk qui était bearish sur le belly pour des raisons de réel devient bearish sur toute la courbe pour des raisons de prime de terme. La position est la même, la raison a changé, et la taille aussi. Comment un TIPS fonctionne, en une minute Un TIPS verse un coupon fixe, mais sur un principal qui est réévalué chaque mois avec l’indice des prix. Si l’inflation cumulée est de 10 % depuis l’émission, un titre de 100 rembourse 110, et le coupon est calculé sur 110. Le coupon est donc réel : c’est ce que vous gagnez au-dessus de l’inflation réalisée, quelle qu’elle soit. Le rendement d’un TIPS sur le marché secondaire est le taux réel que le marché exige pour cette maturité. Un détail qui a son importance dans la lecture quotidienne : les séries de taux réels sont publiées un jour après les breakevens sur la plupart des sources. Comparer le breakeven d’aujourd’hui au réel d’hier fabrique un mouvement qui n’existe pas. Toute décomposition se fait à une date que les trois jambes portent. Ce qu’un desk regarde, dans l’ordre La part réel du mouvement nominal du jour, si le nominal a bougé de plus de trois points. En dessous, une part est du bruit. Le signe du breakeven contre le signe du nominal. Opposés, c’est la lecture « la banque centrale agit », et elle vaut plus que n’importe quel pourcentage. Le 5 ans dans 5 ans contre sa plage récente. Immobile, le choc reste un choc. En mouvement, tout le reste est à relire. L’écart entre le breakeven 5 ans et le breakeven 10 ans. Un front qui monte plus que le long dit « inflation maintenant, pas pour toujours ». Aucun de ces quatre ne donne une position. Tous les quatre disent de quoi parle la position que vous avez déjà. À lire ensuite La courbe des taux : belly, 2s10s, aplatissement et pentification Une courbe qui monte ne dit rien tant qu'on ne sait pas quelle jambe a mené. Bull, bear, flattener, steepener : quatre régimes, quatre lectures, et un mouvement qui change de sens selon le nom qu'on lui donne. Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Lexique https://sandman-research.com/lexique Lexique Lexique Le vocabulaire des briefs, défini une fois. Si un mot revient dans une Préparation sans être expliqué, il est ici. C'est quoi l'inflation supercore ? Les services hors logement. La tranche de l'inflation que la banque centrale peut réellement influencer, et celle que le marché regarde avant le chiffre principal. C'est quoi le dot plot de la Fed ? Un nuage de points, quatre fois par an : où chaque membre du comité voit le taux directeur à la fin de l'année, de la suivante, et à long terme. Ce que le marché en lit, et ce qu'il aurait tort d'en lire. C'est quoi le resserrement quantitatif (QT) ? La banque centrale laisse fondre son bilan. Ce que ça retire du système, à qui, et pourquoi ça se voit d'abord dans le financement au jour le jour avant de se voir dans les taux longs. C'est quoi le VIX en bourse ? L'indice de volatilité implicite du S&P 500. Ce qu'il mesure vraiment — le prix de l'assurance, pas la peur — et comment un desk le convertit en mouvement attendu par séance. C'est quoi le yield ? Yield, rendement, taux actuariel : le même chiffre. Ce qu'il mesure sur une obligation, et pourquoi il monte quand le prix baisse. Hawkish, dovish : c'est quoi ? Faucon ou colombe. Deux mots pour dire de quel côté penche un banquier central — et pourquoi le marché les lit dans les virgules plutôt que dans les décisions. --- ## C'est quoi l'inflation supercore ? https://sandman-research.com/lexique/c-est-quoi-l-inflation-supercore Lexique C'est quoi l'inflation supercore ? Les services hors logement. La tranche de l'inflation que la banque centrale peut réellement influencer, et celle que le marché regarde avant le chiffre principal. Mis à jour le 13 septembre 2026 Trois couches, du plus large au plus étroit Le headline est l’inflation totale. Tout y est, y compris l’essence et les légumes, dont les prix dépendent du pétrole et de la météo — pas de la banque centrale. Le core retire l’alimentation et l’énergie. C’est le chiffre que les banques centrales ciblent en pratique, parce qu’il filtre ce qu’elles ne contrôlent pas. La supercore retire encore le logement du core, et ne garde que les services. Restaurants, santé, transports, assurances, loisirs, coiffeurs. Pourquoi retirer le logement Le logement pèse un tiers du CPI américain, et sa mesure est structurellement en retard. Elle se construit sur les loyers de tous les baux en cours, pas seulement des nouveaux ; quand les loyers de marché se retournent, le chiffre officiel met douze à dix-huit mois à le refléter. Un core qui reste élevé à cause du logement peut donc décrire une inflation qui a déjà ralenti. La supercore ôte ce retard et montre ce que les prix font maintenant . Pourquoi les services Parce que les services sont faits de salaires. Un coiffeur, un serveur, une infirmière : le prix du service est d’abord le coût du travail. Une supercore qui accélère dit que les salaires accélèrent, et des salaires qui accélèrent sont la seule inflation qu’une banque centrale peut réellement freiner avec ses taux — en refroidissant la demande. C’est ce qui a fait de la supercore la mesure que le marché regarde pour deviner la réaction de la Fed. Un headline chaud sur l’énergie est un choc d’offre : la Fed le laisse passer. Une supercore chaude est de la demande : la Fed répond. Comment se lit un chiffre En variation mensuelle, annualisée dans la tête. Une supercore à +0,51 % sur le mois — le chiffre d’août 2026 — c’est un rythme annualisé supérieur à 6 %, sur une composante qui tourne autour de 0,25 % en régime normal. Un tel chiffre fait plus pour le pricing de la Fed que le headline lui-même, et un desk le lit en premier. À lire ensuite Taux réel, breakeven et point mort d'inflation Un rendement nominal est la somme de deux choses. Savoir laquelle a bougé, c'est savoir si un selloff parle de la banque centrale ou des prix — et c'est la lecture qui décide du trade. Hawkish, dovish : c'est quoi ? Faucon ou colombe. Deux mots pour dire de quel côté penche un banquier central — et pourquoi le marché les lit dans les virgules plutôt que dans les décisions. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## C'est quoi le dot plot de la Fed ? https://sandman-research.com/lexique/c-est-quoi-le-dot-plot Lexique C'est quoi le dot plot de la Fed ? Un nuage de points, quatre fois par an : où chaque membre du comité voit le taux directeur à la fin de l'année, de la suivante, et à long terme. Ce que le marché en lit, et ce qu'il aurait tort d'en lire. Mis à jour le 13 septembre 2026 Dix-neuf opinions sur un graphique Quatre fois par an — mars, juin, septembre, décembre — la Fed publie ses projections économiques. Parmi elles, un graphique : chaque participant au comité place un point à l’endroit où il juge que le taux directeur devrait être à la fin de l’année, à la fin de la suivante, à celle d’après, et « à long terme ». Dix-neuf participants, quatre colonnes, un nuage. C’est le dot plot. Ce que le marché lit : la médiane Le marché ne regarde pas dix-neuf points. Il regarde la médiane de chaque colonne et la compare à ce qu’il price lui-même via les futures et les swaps datés. Si la médiane pour la fin de l’année dit un pas de plus que le marché n’en porte, la publication est hawkish et le front end monte — même si la décision du jour était exactement celle attendue. C’est le cas le plus fréquent où une réunion « sans surprise » fait bouger les taux de dix points. La colonne « long terme » est lue comme l’estimation par le comité du taux neutre. Elle bouge lentement, et quand elle bouge, c’est un événement. Ce qu’il ne dit pas Trois choses, dans l’ordre où elles piègent. Ce n’est pas un plan. Chaque point est une opinion individuelle sur ce qui serait approprié , sous la prévision de son auteur. Le président répète à chaque conférence que le comité ne s’engage sur aucune trajectoire. Il a raison de le dire ; le marché a tort de ne pas l’entendre. Les points sont anonymes. On ne sait pas lequel appartient au président, lequel à un membre sans droit de vote cette année. La médiane de dix-neuf opinions dont douze seulement votent est un chiffre approximatif par construction. La dispersion compte autant que la médiane. Dix-neuf points serrés autour d’une valeur disent un comité aligné ; dix-neuf points étalés sur cent points de base disent un comité qui ne sait pas. Un marché qui ne regarde que la médiane rate la moitié de l’information. Comment un desk s’en sert Il compare la médiane au chemin qu’il a lu sur le marché avant la publication. L’écart entre les deux est le contenu de la réunion. Puis il regarde combien de points il faudrait déplacer pour changer la médiane — s’il en suffit d’un, la médiane est fragile et la prochaine réunion peut la renverser. À lire ensuite Hawkish, dovish : c'est quoi ? Faucon ou colombe. Deux mots pour dire de quel côté penche un banquier central — et pourquoi le marché les lit dans les virgules plutôt que dans les décisions. Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## C'est quoi le VIX en bourse ? https://sandman-research.com/lexique/c-est-quoi-le-vix-en-bourse Lexique C'est quoi le VIX en bourse ? L'indice de volatilité implicite du S&P 500. Ce qu'il mesure vraiment — le prix de l'assurance, pas la peur — et comment un desk le convertit en mouvement attendu par séance. Mis à jour le 13 septembre 2026 Un prix, pas un sentiment Le VIX ne mesure pas la peur. Il mesure ce que coûte une assurance contre les mouvements du S&P 500 sur les trente prochains jours, déduit des prix des options. Quand la demande de protection monte, les options se renchérissent et le VIX monte. Quand personne ne veut se couvrir, il baisse. C’est un prix, avec une offre et une demande — et comme tout prix, il peut être cher ou bon marché par rapport à ce qu’il assure. De l’indice au mouvement par séance Le VIX est annualisé. Pour le ramener à une séance, on divise par la racine du nombre de séances dans l’année, environ 16. Un VIX à 16 dit donc un mouvement attendu d’environ 1 % par jour . À 32, 2 %. À 12, 0,75 %. C’est l’ordre de grandeur qu’un desk a en tête quand il lit l’indice : pas « 16 », mais « un pour cent ». Implicite contre réalisé La lecture qui compte oppose deux chiffres. La volatilité implicite — ce que le VIX price. La volatilité réalisée — ce que le marché a réellement bougé sur la période écoulée. Quand l’implicite est très au-dessus du réalisé, l’assurance est chère : le marché paie pour un mouvement qui n’arrive pas. Quand le réalisé dépasse l’implicite, l’assurance était bon marché et ceux qui l’ont vendue perdent. Un VIX à 16 avec un réalisé à 0,58 % par jour dit une prime modérée ; le même VIX avec un réalisé à 1,5 % dit un marché qui sous-estime ce qu’il vit. La prime d’un événement Le VIX couvre trente jours. Un desk regarde plus fin : ce que le marché d’options facture pour une séance donnée — celle du CPI, celle du FOMC . Cette prime se lit dans les options qui expirent ce jour-là, et elle se compare au mouvement moyen réalisé sur les mêmes événements passés. Une prime FOMC à 1,01 % contre un réalisé moyen de 0,58 % sur soixante réunions dit un événement tarifé cher ; la même prime tombée à 0,76 % deux jours plus tard dit que le marché a cessé de payer pour l’incertitude — il considère la réunion réglée. Un point important : la prime est ce que le marché paie , pas ce qui va arriver. Une prime haute veut dire assurance chère, pas grand mouvement à venir. À lire ensuite Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## C'est quoi le yield ? https://sandman-research.com/lexique/c-est-quoi-le-yield Lexique C'est quoi le yield ? Yield, rendement, taux actuariel : le même chiffre. Ce qu'il mesure sur une obligation, et pourquoi il monte quand le prix baisse. Mis à jour le 7 septembre 2026 Essayez Bougez le prix. Le rendement part dans l'autre sens. Une obligation qui verse 3 € par an et rembourse 100 € dans dix ans. Le coupon ne bouge jamais — seul le prix que vous payez change. Prix payé 100,00 € → ← Rendement (taux actuariel) 3,00 % 80 € 120 € À 100,00 €, l'obligation rapporte 3,00 € sur 100,00 € investis, soit 3,00 % de rendement courant. Le taux actuariel tient compte en plus des 100 € remboursés à l'échéance. Un rendement rapporté à un prix En français on dit rendement, en anglais yield, et sur un desk on entend les deux dans la même phrase. Sur une obligation, c’est le taux annuel que vous obtenez si vous achetez le titre à son prix de marché et le gardez jusqu’au remboursement. Le yield n’est pas le coupon. Le coupon est fixé à l’émission et ne bouge plus. Le yield bouge en permanence, parce que le prix bouge. Prix et yield vont en sens inverse Une obligation verse 3 € par an et rembourse 100 € à l’échéance. Achetée 100 €, elle rapporte 3 € sur 100 € investis : yield de 3,00 %. Le prix tombe à 90 €. Elle verse toujours 3 €. Mais 3 € sur 90 € investis : yield de 3,33 %. Le flux versé est fixe. Seul le prix payé pour l’obtenir change. C’est pour ça que « les taux montent » et « le marché obligataire baisse » décrivent exactement le même événement. Le chiffre coté, c’est le taux actuariel Le calcul ci-dessus est simplifié. Ce que les écrans affichent, c’est le yield to maturity — le taux actuariel : celui qui égalise le prix payé aujourd’hui avec l’ensemble des flux futurs actualisés, coupons et remboursement final. Il intègre deux choses que le calcul simple ignore : la valeur temps de l’argent, et l’écart entre le prix payé et les 100 € qui seront remboursés à l’échéance. « OAT 10 ans : 3,85 % » est un taux actuariel. Les trois yields à suivre Les souverains 10 ans — Treasury, Bund, OAT. Les taux contre lesquels tout le reste se valorise. Le 2 ans — la partie de la courbe qui price les banques centrales. L’écart entre le 2 ans et le 10 ans dessine la courbe. Le crédit — le rendement d’une obligation d’entreprise. Son écart avec le souverain de même maturité, c’est la prime de risque. Le même mot ailleurs Dividend yield : le dividende rapporté au cours d’une action. High yield : les obligations d’entreprises mal notées, qui paient plus parce qu’elles risquent plus. Le yield en Python et le yield management hôtelier n’ont, eux, aucun rapport — c’est le même mot anglais, pas le même concept. À lire ensuite Spread OAT-Bund 10 ans L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Hawkish, dovish : c'est quoi ? https://sandman-research.com/lexique/hawkish-dovish-c-est-quoi Lexique Hawkish, dovish : c'est quoi ? Faucon ou colombe. Deux mots pour dire de quel côté penche un banquier central — et pourquoi le marché les lit dans les virgules plutôt que dans les décisions. Mis à jour le 13 septembre 2026 Deux oiseaux, une seule question Hawkish — faucon — qualifie ce qui penche vers des taux plus hauts, ou une politique plus restrictive. La priorité est l’inflation, et le coût accepté est la croissance. Dovish — colombe — qualifie l’inverse. Des taux plus bas, une politique plus accommodante. La priorité est l’emploi, et le coût accepté est l’inflation. Un banquier central peut être l’un ou l’autre par tempérament ; une décision, un communiqué, une phrase peuvent l’être par contenu. La question que le marché pose à chaque prise de parole tient en un mot : dans quel sens ? Le marché lit les mots avant les décisions Une banque centrale ne bouge ses taux que huit fois par an. Elle parle tous les jours. L’essentiel de l’information est donc dans le discours, et le marché a appris à le lire au millimètre. « L’inflation reste élevée » et « l’inflation reste trop élevée » ne sont pas la même phrase. Le second adjectif est hawkish. Un communiqué qui retire le mot « patient » est hawkish. Un président qui dit « nous sommes bien positionnés pour attendre » est dovish. Rien n’a bougé ; tout a bougé. C’est pour ça qu’une décision attendue peut faire décaler les taux de vingt points de base : ce n’est pas la décision qui a surpris, c’est le ton. Une décision hawkish peut faire baisser les taux longs Le point qui déroute au début. Une banque centrale qui monte ses taux de façon crédible réduit l’inflation future. Le front end de la courbe monte — les taux à deux ans suivent la banque centrale — mais le long end peut baisser, parce qu’il y a moins d’inflation à compenser dans dix ans. Un mouvement hawkish produit donc souvent un aplatissement : le court monte, le long résiste. À l’inverse, une banque centrale jugée trop dovish face à l’inflation voit son long end monter — le marché lui facture le retard. Le sens du mot ne se lit pas sur un seul point de la courbe. Faucon relatif Personne n’est faucon dans l’absolu. Un membre du comité est hawkish par rapport au reste du comité , et un discours est hawkish par rapport à ce que le marché attendait . Une banque centrale qui monte de 25 points quand le marché en attendait 50 a livré une hausse et un signal dovish. Le pricing est la référence, et c’est contre lui que le ton se mesure. À lire ensuite C'est quoi le dot plot de la Fed ? Un nuage de points, quatre fois par an : où chaque membre du comité voit le taux directeur à la fin de l'année, de la suivante, et à long terme. Ce que le marché en lit, et ce qu'il aurait tort d'en lire. Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## C'est quoi le resserrement quantitatif (QT) ? https://sandman-research.com/lexique/resserrement-quantitatif-qt Lexique C'est quoi le resserrement quantitatif (QT) ? La banque centrale laisse fondre son bilan. Ce que ça retire du système, à qui, et pourquoi ça se voit d'abord dans le financement au jour le jour avant de se voir dans les taux longs. Mis à jour le 13 septembre 2026 L’inverse du QE, à une différence près Pendant l’assouplissement quantitatif, la banque centrale achète des obligations et paie avec des réserves qu’elle crée. Son bilan grossit, les banques ont plus de réserves, et les taux longs baissent parce qu’il y a un acheteur de plus. Le resserrement quantitatif fait le chemin inverse : la banque centrale laisse les titres arriver à échéance sans réinvestir le remboursement, ou en réinvestit seulement une partie. Chaque titre qui sort retire autant de réserves. La différence avec le QE : il est passif . Le plafond mensuel de non-réinvestissement est annoncé longtemps à l’avance, et rien ne dépend des conditions de marché. C’est une machine réglée une fois, qu’on laisse tourner. Ce que ça retire, et à qui Des réserves. Tant qu’elles sont abondantes — garées dans la facilité de reverse repo par les fonds monétaires, ou en excès dans les banques — le QT vide d’abord ce réservoir et personne ne le sent. Une fois le réservoir vide, chaque milliard retiré mord directement sur les réserves des banques, et c’est là que le financement au jour le jour devient nerveux : le taux repo se tend, s’écarte du taux directeur , et un desk le voit avant tout le monde. C’est pour ça que le QT se surveille dans le repo et non dans le 10 ans. Son effet sur les taux longs est réel mais diffus ; son effet sur la plomberie est concret et daté. La Banque d’Angleterre vend, la Fed ne vend pas Deux façons de faire. La Fed laisse expirer et plafonne ce qu’elle laisse partir. La Banque d’Angleterre, en plus, vend activement une partie de son stock de Gilts — et vote chaque septembre le montant de l’année : 50 milliards de livres en 2026, dont une vingtaine en ventes actives, contre 70 l’année précédente. Une vente active est de l’offre sur le marché secondaire, au même titre qu’une adjudication . Elle pèse sur les maturités vendues. C’est la seule forme de QT qui se voit directement dans la courbe. Quand ça s’arrête Le QT s’arrête quand les réserves deviennent « suffisantes » plutôt qu’« abondantes » — un seuil que la banque centrale ne connaît pas à l’avance et découvre quand le repo commence à se tendre. En 2019, la Fed l’a découvert en septembre, brutalement. Depuis, elle ralentit avant d’atteindre le seuil plutôt que de le chercher. À lire ensuite La pension livrée (repo) et le reverse repo Le marché où se finance l'obligataire, expliqué par ce qu'il déclenche : une prime de financement qui se tend, un titre qui devient special avant une adjudication, une facilité de la Fed qui se vide. Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Taux https://sandman-research.com/taux Taux Taux Les écarts et les courbes que le desk surveille. Chiffre officiel, source citée, fréquence indiquée — aucune estimation maison. Décision de la Banque d'Angleterre Le résumé de politique monétaire du MPC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : le Bank Rate, le vote à neuf, qui a voté contre et pourquoi. Texte intégral, depuis 2021. Décision de la Banque du Japon Le communiqué du Policy Board, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : le taux directeur, le vote à neuf, qui a voté contre et — chose rare — la raison écrite de chaque dissident. Texte intégral, depuis 2021. Décision de la BCE Le communiqué du Conseil des gouverneurs, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : les trois taux directeurs, l'équilibre des risques, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Décision de la Fed Le communiqué du FOMC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : la décision, le vote, les dissidents, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Spread OAT-Bund 10 ans L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015. --- ## Décision de la Banque d'Angleterre : statu quo, 3,75 % (30 juillet 2026) https://sandman-research.com/taux/decision-banque-angleterre-bank-rate Taux Décision de la Banque d'Angleterre Le résumé de politique monétaire du MPC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : le Bank Rate, le vote à neuf, qui a voté contre et pourquoi. Texte intégral, depuis 2021. Mis à jour le 17 septembre 2026 Le communiqué, mot à mot Ce qui a changé depuis la réunion précédente Le MPC change le moins de mots possible d'un communiqué à l'autre. Ceux qui ont changé sont le message. Ajouté et retiré , paragraphe par paragraphe, chacun étiqueté par ce qu'il sert à dire. Réunion du 30 juillet 2026 publié à 12:00 à Londres · 13:00 à Paris Décision Statu quo inchangé Bank Rate 3,75 % avant : 3,75 % Vote 6 – 3 3 dissidents Avant 5 août 2021 23 sept. 2021 4 nov. 2021 16 déc. 2021 3 févr. 2022 17 mars 2022 5 mai 2022 16 juin 2022 4 août 2022 22 sept. 2022 3 nov. 2022 15 déc. 2022 2 févr. 2023 23 mars 2023 11 mai 2023 22 juin 2023 3 août 2023 21 sept. 2023 2 nov. 2023 14 déc. 2023 1 févr. 2024 21 mars 2024 9 mai 2024 20 juin 2024 1 août 2024 19 sept. 2024 7 nov. 2024 19 déc. 2024 6 févr. 2025 20 mars 2025 8 mai 2025 19 juin 2025 7 août 2025 18 sept. 2025 6 nov. 2025 18 déc. 2025 5 févr. 2026 19 mars 2026 30 avr. 2026 18 juin 2026 30 juil. 2026 → Après 5 août 2021 23 sept. 2021 4 nov. 2021 16 déc. 2021 3 févr. 2022 17 mars 2022 5 mai 2022 16 juin 2022 4 août 2022 22 sept. 2022 3 nov. 2022 15 déc. 2022 2 févr. 2023 23 mars 2023 11 mai 2023 22 juin 2023 3 août 2023 21 sept. 2023 2 nov. 2023 14 déc. 2023 1 févr. 2024 21 mars 2024 9 mai 2024 20 juin 2024 1 août 2024 19 sept. 2024 7 nov. 2024 19 déc. 2024 6 févr. 2025 20 mars 2025 8 mai 2025 19 juin 2025 7 août 2025 18 sept. 2025 6 nov. 2025 18 déc. 2025 5 févr. 2026 19 mars 2026 30 avr. 2026 18 juin 2026 30 juil. 2026 Modifications Texte seul 110 mots ajoutés · 92 retirés · 31 % du texte réécrit · 359 mots contre 341 At its meeting ending on 17 June 29 July 2026, the Monetary Policy Committee (MPC) voted by a majority of 7–2 6–3 to maintain Bank Rate at 3.75%. Two Three members voted to increase Bank Rate by 0.25 percentage points, to 4%. Inflation Global energy prices have fallen since the previous meeting in In response to events in the Middle East. But they remain higher than pre-conflict East, crude and refined energy prices have continued to be volatile. remained volatile and higher than pre-conflict. The impact of the energy shock on the UK economy remains uncertain. Monetary policy cannot influence energy prices but is being set to ensure that the economic adjustment to them occurs in a way that achieves the 2% inflation target sustainably. The policy stance required to achieve this will depend on the scale and duration of the shock, and how it propagates through the economy. economy including via financial conditions. Inflation CPI inflation has fallen to 2.8% 2.6% since the previous meeting, although it is expected to rise later this year as the effects of higher energy prices continue to pass through. The risk of material second-round effects in price and wage-setting, against which policy needs to lean, is greater the longer higher energy prices persist. But the labour market continues There is little evidence so far to loosen, suggest such effects, and there have continued to be clear signs of a weakening economy could contain inflationary pressures. Interest underlying disinflation in recent data. Loose labour market conditions, and higher interest rates faced by households and businesses remain higher than prior to the conflict, which will also act to reduce inflation over time. The Committee judges that the risks to the inflation outlook are tilted to the upside relative to the central projection in the July Monetary Policy Report, but there remains scope for the outlook to change materially as events in the Middle East unfold. Orientation Taking all the risks to the economic outlook into account, the Committee judges that it is appropriate to maintain Bank Rate at this meeting. Orientation The Committee will continue judges that it is appropriate to monitor closely the situation in the Middle East and how its impact propagates through the economy. maintain Bank Rate at this meeting. The Committee stands ready to act as necessary to ensure that CPI inflation remains on track to meet the 2% target in the medium term. Dissidents Seven Six members (Andrew Bailey, Sarah Breeden, Swati Dhingra, Clare Lombardelli, Catherine L Mann, Dave Ramsden and Alan Taylor) voted in favour of the proposition. Two Three members (Megan Greene Greene, Catherine L Mann and Huw Pill) voted against the proposition, preferring to increase Bank Rate by 0.25 percentage points, to 4%. Nouveau dans ce communiqué In response to events in the Middle East, crude and refined energy prices have remained volatile and higher than pre-conflict. There is little evidence so far to suggest such effects, and there have continued to be clear signs of underlying disinflation in recent data. The Committee judges that the risks to the inflation outlook are tilted to the upside relative to the central projection in the July Monetary Policy Report, but there remains scope for the outlook to change materially as events in the Middle East unfold. The Committee judges that it is appropriate to maintain Bank Rate at this meeting. Inchangé depuis 3 réunions · depuis le 30 avr. 2026 The Committee stands ready to act as necessary to ensure that CPI inflation remains on track to meet the 2% target in the medium term. Bank Rate à chaque décision depuis 2021. Un triangle par dissident : vers le haut, il voulait plus restrictif ; vers le bas, plus accommodant. Réunion Décision Vote Dissidents 30 juil. 2026 Statu quo 6 – 3 Megan Greene (plus restrictif) , Catherine L Mann (plus restrictif) , Huw Pill (plus restrictif) 18 juin 2026 Statu quo 7 – 2 Megan Greene (plus restrictif) , Huw Pill (plus restrictif) 30 avr. 2026 Statu quo 8 – 1 Huw Pill (plus restrictif) 5 févr. 2026 Statu quo 5 – 4 Sarah Breeden (plus accommodant) , Swati Dhingra (plus accommodant) , Dave Ramsden (plus accommodant) , Alan Taylor (plus accommodant) 18 déc. 2025 Baisse −25 bps 5 – 4 Megan Greene (plus restrictif) , Clare Lombardelli (plus restrictif) , Catherine L Mann (plus restrictif) , Huw Pill (plus restrictif) 6 nov. 2025 Statu quo 5 – 4 Sarah Breeden (plus accommodant) , Swati Dhingra (plus accommodant) , Dave Ramsden (plus accommodant) , Alan Taylor (plus accommodant) 18 sept. 2025 Statu quo 7 – 2 membre non nommé (plus accommodant) , membre non nommé (plus accommodant) 7 août 2025 Baisse −25 bps 5 – 4 membre non nommé (plus restrictif) , membre non nommé (plus restrictif) , membre non nommé (plus restrictif) , membre non nommé (plus restrictif) 19 juin 2025 Statu quo 6 – 3 Swati Dhingra (plus accommodant) , Dave Ramsden (plus accommodant) , Alan Taylor (plus accommodant) 8 mai 2025 Baisse −25 bps 5 – 4 membre non nommé (plus accommodant) , membre non nommé (plus accommodant) , membre non nommé (plus restrictif) , membre non nommé (plus restrictif) 20 mars 2025 Statu quo 8 – 1 Swati Dhingra (plus accommodant) 6 févr. 2025 Baisse −25 bps 7 – 2 Swati Dhingra (plus accommodant) , Catherine L Mann (plus accommodant) 19 déc. 2024 Statu quo 6 – 3 Swati Dhingra (plus accommodant) , Dave Ramsden (plus accommodant) , Alan Taylor (plus accommodant) 7 nov. 2024 Baisse −25 bps 8 – 1 Catherine L Mann (plus restrictif) Source : Bank of England , Monetary Policy Summary, texte intégral non modifié, Open Government Licence · 41 décisions depuis 2021 · Page générée le 16 octobre 2026 Le communiqué qui vote le plus Neuf membres, un taux, et un décompte publié dans la première phrase : « voted by a majority of 6–3 to maintain Bank Rate at 3.75% ». Puis ce que la minorité aurait préféré, et — dans les minutes publiées en même temps — les noms. Aucune autre grande banque centrale ne donne autant à lire dans son vote. Le MPC a voté à 5–4 six fois depuis 2022, dans les deux sens. Un 5–4 pour baisser n’est pas une baisse ; c’est une baisse qu’un seul vote sépare d’un statu quo, et la réunion suivante commence là. L’anatomie du résumé La décision et le vote , en une phrase. Le verbe — maintain , increase , reduce — le décompte, et le Bank Rate. Puis la phrase sur la minorité : « Three members preferred to increase Bank Rate by 0.25 percentage points, to 4% ». L’économie réelle. Énergie, demande, marché du travail. Depuis 2026, ce paragraphe s’ouvre sur le choc énergétique du Moyen-Orient et son effet sur l’économie britannique. L’inflation. Le CPI, son chemin attendu, les salaires et les services. C’est le paragraphe qui bouge le plus d’une réunion à l’autre, et celui où le MPC révise ses prévisions sans le dire explicitement. L’orientation. « Gradual and careful », « restrictive for sufficiently long », « stands ready to act » : la formule, et ce qu’on en retire est aussi lisible que ce qu’on y ajoute. Les noms , en bas : qui a voté pour, qui a voté contre, ce que chacun préférait. Le tracker les lit depuis les minutes et les classe : plus restrictif ou plus accommodant que la décision. Cas pratique : les trois de juillet 2026 Le 30 juillet 2026, le MPC maintient Bank Rate à 3,75 %. Vote : 6–3. Greene, Mann et Pill votent pour une hausse à 4 %. Le résumé donne leur raison : le choc énergétique, le risque d’effets de second tour, et l’idée qu’une hausse préventive coûte moins qu’une hausse tardive. Le même mois, la Fed maintient à 9–3 avec trois dissidents dans le même sens. Deux comités, six faucons, une même semaine — et une lecture : les deux banques centrales étaient en train de basculer, et leurs minorités l’avaient écrit avant leurs majorités. Le tracker montre le résumé de juillet contre celui de juin : Mann a rejoint Greene et Pill, et le paragraphe sur l’inflation a gagné une phrase sur les effets de second tour. La dissidence est le seul endroit du communiqué où l’on voit la réunion suivante. Réunion de la Banque d’Angleterre : dates et heure française Le résumé et les minutes sont publiés à 12:00 , heure de Londres — 13:00 à Paris , sauf pendant les quelques jours de mars et d’octobre où les changements d’heure ne coïncident pas. Le rapport de politique monétaire et la conférence de presse suivent quatre fois par an, en février, mai, août et novembre. Restent en 2026 : les 5 novembre et 17 décembre . Le tracker se met à jour le jour même : la page est reconstruite dans l’heure qui suit la publication, avec le texte lu directement sur le site de la Banque. Ce qu’un desk regarde, dans l’ordre Le décompte , avant le taux. Un 9–0 et un 5–4 sur la même décision ne disent pas la même chose de la suivante. Le sens des dissidences. Trois faucons sur un statu quo, c’est une hausse en préparation ; trois colombes, une baisse. Le paragraphe inflation en mode modifications. Ce qui a été retiré de l’orientation. « Gradual » qui disparaît est un événement ; « careful » qui apparaît en est un autre. Les minutes, pour les noms et les arguments — le tracker les a déjà lus. À lire ensuite Décision de la Fed Le communiqué du FOMC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : la décision, le vote, les dissidents, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Décision de la BCE Le communiqué du Conseil des gouverneurs, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : les trois taux directeurs, l'équilibre des risques, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Hawkish, dovish : c'est quoi ? Faucon ou colombe. Deux mots pour dire de quel côté penche un banquier central — et pourquoi le marché les lit dans les virgules plutôt que dans les décisions. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Décision de la Banque du Japon : +25 bps, 1,25 % (18 septembre 2026) https://sandman-research.com/taux/decision-banque-du-japon Taux Décision de la Banque du Japon Le communiqué du Policy Board, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : le taux directeur, le vote à neuf, qui a voté contre et — chose rare — la raison écrite de chaque dissident. Texte intégral, depuis 2021. Mis à jour le 21 septembre 2026 Le communiqué, mot à mot Ce qui a changé depuis la réunion précédente Le Policy Board change le moins de mots possible d'un communiqué à l'autre. Ceux qui ont changé sont le message. Ajouté et retiré , paragraphe par paragraphe, chacun étiqueté par ce qu'il sert à dire. Réunion du 18 septembre 2026 publié à 11:54 à Tokyo · 04:54 à Paris Décision Hausse +25 bps Taux directeur 1,25 % avant : 1,00 % Vote 7 – 2 2 dissidents Avant 21 janv. 2021 19 mars 2021 27 avr. 2021 18 juin 2021 16 juil. 2021 22 sept. 2021 28 oct. 2021 17 déc. 2021 18 janv. 2022 18 mars 2022 28 avr. 2022 17 juin 2022 21 juil. 2022 22 sept. 2022 28 oct. 2022 20 déc. 2022 18 janv. 2023 10 mars 2023 28 avr. 2023 16 juin 2023 28 juil. 2023 22 sept. 2023 31 oct. 2023 19 déc. 2023 23 janv. 2024 19 mars 2024 26 avr. 2024 14 juin 2024 31 juil. 2024 20 sept. 2024 31 oct. 2024 19 déc. 2024 24 janv. 2025 19 mars 2025 1 mai 2025 17 juin 2025 31 juil. 2025 19 sept. 2025 30 oct. 2025 19 déc. 2025 23 janv. 2026 19 mars 2026 28 avr. 2026 16 juin 2026 31 juil. 2026 18 sept. 2026 → Après 21 janv. 2021 19 mars 2021 27 avr. 2021 18 juin 2021 16 juil. 2021 22 sept. 2021 28 oct. 2021 17 déc. 2021 18 janv. 2022 18 mars 2022 28 avr. 2022 17 juin 2022 21 juil. 2022 22 sept. 2022 28 oct. 2022 20 déc. 2022 18 janv. 2023 10 mars 2023 28 avr. 2023 16 juin 2023 28 juil. 2023 22 sept. 2023 31 oct. 2023 19 déc. 2023 23 janv. 2024 19 mars 2024 26 avr. 2024 14 juin 2024 31 juil. 2024 20 sept. 2024 31 oct. 2024 19 déc. 2024 24 janv. 2025 19 mars 2025 1 mai 2025 17 juin 2025 31 juil. 2025 19 sept. 2025 30 oct. 2025 19 déc. 2025 23 janv. 2026 19 mars 2026 28 avr. 2026 16 juin 2026 31 juil. 2026 18 sept. 2026 Modifications Texte seul 481 mots ajoutés · 283 retirés · 51 % du texte réécrit · 939 mots contre 741 Décision 1. At the Monetary Policy Meeting held today, the Policy Board of the Bank of Japan decided, by a 7-1 7-2 majority vote, to set the following guideline for money market operations for the intermeeting period: Décision The Bank will encourage the uncollateralized overnight call rate to remain at around 1.0 1.25 percent. 2. In accordance with the change in the guideline for money market operations, the Bank decided, by a 7-1 7-2 majority vote, to change the interest rates applied to its measures. Taux (1) Interest rate applied to the complementary deposit facility The interest rate applied to the complementary deposit facility (the interest rate applied to current account balances held by financial institutions at the Bank, excluding required reserve balances) will be 1.0 1.25 percent. Taux (2) Basic loan rate Taux The basic loan rate applicable under the complementary lending facility will be 1.25 1.5 percent. Refinancement 3. Regarding the Funds-Supplying Operations to Support Financing for Climate Change Responses, the Bank decided, by a unanimous vote, to change the loan rate to a floating rate and set upper limits on the amount of loans, with the aim of providing stable support for private sector efforts on climate change while ensuring the smooth conduct of market operations. Activité 3. 4. Japan's economy has recovered moderately, although some weakness has been seen in part, partly due to the impact of the situation in the Middle East (see Attachment). While higher crude oil prices have been exerting downward pressure on Regarding the outlook, Japan's economy is expected to continue growing moderately. This is because, although the impact of the situation in the Middle East is expected to push down economic activity, the economy has generally been supported is likely to be underpinned by factors such as high levels of corporate profits and the government's various measures, in addition to an improvement increase in global AI-related demand. On the employment and income situation. Meanwhile, price front, the risk rate of a significant slowdown increase in the economy appears producer price index (PPI) has continued to have decreased compared with be high on a while ago. This is mainly because year-on-year basis, reflecting the effects impact of the government's various measures including those expansion in AI-related demand, in addition to reduce the household burden of higher energy high crude oil prices will continue to provide support, and progress the depreciation of the yen. The year-on-year rate of increase in the consumer price index (CPI, all items less fresh food) has been made moderately rising recently, as upward pressure on prices in securing alternative sources of supply for raw materials that are highly dependent business-to-business transactions has started to spill over into consumer prices and moves to pass on the Middle East. Against wage increases to selling prices have been continuing. In this backdrop, Japan's economy situation, medium- to long-term inflation expectations have continued to rise, and underlying CPI inflation has been approaching 2 percent. As explained, Japan's economic activity and prices have been developing generally in line with the baseline scenario, which expects that scenario presented in the economy will continue growing moderately, albeit at a decelerated rate. July 2026 Outlook for Economic Activity and Prices. Perspectives While there are various risks to the baseline scenario, attention continues to be warranted on the impact that the situation in the Middle East, the expansion in AI-related demand, and developments in foreign exchange rates have on Japan's economic activity and prices. As for underlying CPI inflation, there is a risk that it will deviate upward to a level above the price stability target of 2 percent, given factors such as firms' behavior shifting more toward raising wages and prices and medium- to long-term inflation expectations rising. Activité On the price front, the year-on-year rate of increase in the consumer price index (CPI, all items less fresh food) has recently been at a level below 2 percent due to factors such as the effects of the government's measures to reduce the household burden of higher energy prices. However, the price pass-through stemming from the rise in crude oil prices has been progressing at a relatively fast pace in business-to-business transactions, which could spread to an increase in consumer prices across a wide range of items. Against this backdrop, taking into account that medium- to long-term inflation expectations have also continued to rise, there is a risk of underlying CPI inflation deviating upward to a level above the price stability target of 2 percent. Activité Japan's financial conditions have been accommodative. Real interest rates have been negative, remained at low levels, mainly in the short- to medium-term zone. Firms' and other entities' demand for funds has increased. Issuance increased, and financial institutions' lending attitudes have also remained proactive. Moreover, issuance conditions for CP and corporate bonds have also remained favorable. Mandat In view of these the aforementioned developments in economic activity and prices prices, risks, as well as financial conditions, the Bank judged it appropriate to adjust the degree of monetary accommodation from the perspective of sustainable and stable achievement of the price stability target of 2 percent. Accommodative financial conditions are expected to be maintained after the change in the policy interest rate, continuing to firmly support economic activity. Perspectives 4. 5. As for the future conduct of monetary policy, given that underlying CPI inflation has been approaching 2 percent and financial conditions have been accommodative, the Bank will continue to raise the policy interest rate and adjust the degree of monetary accommodation, in response to developments in economic activity and prices as well as financial conditions. In this regard, it will consider the timing and pace of adjustment, while closely monitoring the impact of the future course of the situation in the Middle East on Japan's economic activity and prices and examining the likelihood of realizing the baseline scenario of the outlook for economic activity and prices and the risks to the outlook. outlook, including the impact of the situation in the Middle East, the expansion in AI-related demand, and developments in foreign exchange rates. In particular, the perspective of stabilizing underlying CPI inflation at a level around 2 percent becomes important in order to keep the risk of underlying CPI inflation deviating upward to a level above the price stability target of 2 percent from materializing and thereby exerting an adverse impact on the economy afterward. With the price stability target of 2 percent, the Bank will conduct monetary policy as appropriate from the perspective of sustainable and stable achievement of the target. Dissidents Voting for the action: UEDA Kazuo, HIMINO Ryozo, UCHIDA Shinichi, NAKAGAWA Junko, TAKATA Hajime, TAMURA Naoki, KOEDA Junko, and MASU Kazuyuki. Voting against the action: ASADA Toichiro. Absent: UEDA Kazuo. Toichiro and SATO Ayano. Asada Toichiro dissented, considering that, regarding with the impact rate of the situation increase in the Middle East, downside risks to production CPI (all items less fresh food) being below 2 percent recently, it could not necessarily be said that the economic situation was strong, and employment were greater than upside risks to prices, and it was therefore desirable for the Bank to maintain the guideline for money market operations. Sato Ayano dissented, considering that current economic and price developments did not appear to have substantially accelerated compared to before, and in this context, it was not appropriate for the Bank to raise the policy interest rate at this time. Nouveau dans ce communiqué 3. Regarding the Funds-Supplying Operations to Support Financing for Climate Change Responses, the Bank decided, by a unanimous vote, to change the loan rate to a floating rate and set upper limits on the amount of loans, with the aim of providing stable support for private sector efforts on climate change while ensuring the smooth conduct of market operations. 4. Regarding the outlook, Japan's economy is expected to continue growing moderately. This is because, although the impact of the situation in the Middle East is expected to push down economic activity, the economy is likely to be underpinned by factors such as the government's various measures, in addition to an increase in global AI-related demand. On the price front, the rate of increase in the producer price index (PPI) has continued to be high on a year-on-year basis, reflecting the impact of the expansion in AI-related demand, in addition to high crude oil prices and the depreciation of the yen. The year-on-year rate of increase in the consumer price index (CPI, all items less fresh food) has been moderately rising recently, as upward pressure on prices in business-to-business transactions has started to spill over into consumer prices and moves to pass on wage increases to selling prices have been continuing. In this situation, medium- to long-term inflation expectations have continued to rise, and underlying CPI inflation has been approaching 2 percent. As explained, Japan's economic activity and prices have been developing generally in line with the baseline scenario presented in the July 2026 Outlook for Economic Activity and Prices. While there are various risks to the baseline scenario, attention continues to be warranted on the impact that the situation in the Middle East, the expansion in AI-related demand, and developments in foreign exchange rates have on Japan's economic activity and prices. As for underlying CPI inflation, there is a risk that it will deviate upward to a level above the price stability target of 2 percent, given factors such as firms' behavior shifting more toward raising wages and prices and medium- to long-term inflation expectations rising. 5. In particular, the perspective of stabilizing underlying CPI inflation at a level around 2 percent becomes important in order to keep the risk of underlying CPI inflation deviating upward to a level above the price stability target of 2 percent from materializing and thereby exerting an adverse impact on the economy afterward. Sato Ayano dissented, considering that current economic and price developments did not appear to have substantially accelerated compared to before, and in this context, it was not appropriate for the Bank to raise the policy interest rate at this time. Inchangé depuis 7 réunions · depuis le 19 déc. 2025 1. Taux directeur à chaque décision depuis 2021. Un triangle par dissident : vers le haut, il voulait plus restrictif ; vers le bas, plus accommodant. Réunion Décision Vote Dissidents 18 sept. 2026 Hausse +25 bps 7 – 2 ASADA Toichiro (plus accommodant) , SATO Ayano (plus accommodant) 31 juil. 2026 Statu quo 8 – 1 TAKATA Hajime (plus restrictif) 16 juin 2026 Hausse +25 bps 7 – 1 ASADA Toichiro (plus accommodant) 28 avr. 2026 Statu quo 6 – 3 NAKAGAWA Junko (plus restrictif) , TAKATA Hajime (plus restrictif) , TAMURA Naoki (plus restrictif) 19 mars 2026 Statu quo 8 – 1 TAKATA Hajime (plus restrictif) 23 janv. 2026 Statu quo 8 – 1 TAKATA Hajime (plus restrictif) 30 oct. 2025 Statu quo 7 – 2 TAKATA Hajime (autre) , TAMURA Naoki (plus restrictif) 19 sept. 2025 Statu quo 7 – 2 TAKATA Hajime (autre) , TAMURA Naoki (plus restrictif) 17 juin 2025 Statu quo 8 – 1 TAMURA Naoki (plus restrictif) 24 janv. 2025 Hausse +25 bps 8 – 1 NAKAMURA Toyoaki (plus accommodant) 19 déc. 2024 Statu quo 8 – 1 TAMURA Naoki (plus restrictif) 31 juil. 2024 Hausse +15 bps 7 – 2 NAKAMURA Toyoaki (plus accommodant) , NOGUCHI Asahi (plus accommodant) 14 juin 2024 Statu quo 8 – 1 NAKAMURA Toyoaki (autre) 19 mars 2024 Hausse +20 bps 7 – 2 NAKAMURA Toyoaki (plus accommodant) , NOGUCHI Asahi (plus accommodant) Source : Bank of Japan , Statement on Monetary Policy, texte intégral non modifié · 46 décisions depuis 2021 · Page générée le 16 octobre 2026 La seule banque centrale qui écrit pourquoi Neuf membres, un vote publié dans la première phrase, et — nulle part ailleurs — la raison de chaque dissident , rédigée dans le communiqué lui-même : « Sato Ayano dissented, considering that current economic and price developments did not appear to have substantially accelerated ». La Fed donne les noms et une préférence. La BoE donne les noms dans les minutes. La BCE ne donne rien. La Banque du Japon donne l’argument. C’est le communiqué le plus lisible des quatre pour qui veut savoir où en est le comité. Deux formats, quatre fois par an chacun Le communiqué change de taille selon le mois. En janvier, avril, juillet et octobre, la Banque publie son Rapport de perspectives, et le communiqué se réduit à la décision et au vote — deux phrases, une cinquantaine de mots. Les autres mois, il porte le diagnostic sur l’économie, les prix, les risques et l’orientation : cinq points numérotés, six à neuf cents mots. Le tracker compare une réunion à la précédente, donc un mois long contre un mois court montre « 90 % du texte réécrit ». Ce n’est pas un changement de politique, c’est le calendrier. Pour lire l’évolution du diagnostic, comparer deux mois longs — juin contre septembre, septembre contre décembre. L’anatomie d’un communiqué de la Banque du Japon La décision et le vote , point 1 : « decided, by a 7-2 majority vote, to set the following guideline » puis la consigne — « encourage the uncollateralized overnight call rate to remain at around 1.25 percent ». Avant mars 2024, la consigne était un taux négatif et un objectif sur le 10 ans ; le tracker lit les trois formulations. Les taux d’application , quand le taux bouge : la facilité de dépôt complémentaire et le taux de base des prêts, qui suivent mécaniquement. L’économie et les prix. Le diagnostic — « recovered moderately, although some weakness has been seen in part » — puis les risques, puis les conditions financières, puis la phrase de jugement : « the Bank judged it appropriate to adjust the degree of monetary accommodation ». L’orientation , dernier point numéroté : « the Bank will continue to raise the policy interest rate and adjust the degree of monetary accommodation ». La phrase qui dit si le cycle continue. Le vote , en note : qui a voté pour, qui contre, et pourquoi. Cas pratique : Tamura, Takata, puis la hausse De septembre 2025 à avril 2026, Takata Hajime et Tamura Naoki votent contre chaque statu quo — Tamura en proposant explicitement un taux plus haut. En avril 2026, Nakagawa Junko les rejoint : 6–3. Le 16 juin, la Banque relève à 1,00 %. Le 18 septembre 2026, seconde hausse, à 1,25 %, à 7–2. Les deux dissidents ne sont plus les faucons : Asada Toichiro et Sato Ayano votent contre la hausse, en écrivant que l’inflation sous-jacente est encore sous 2 % et que l’accélération n’est pas démontrée. La lecture de desk : en six réunions, la minorité a changé de camp. Un comité qui a trois faucons dissidents est un comité qui va monter ; un comité qui a deux colombes dissidentes est un comité qui a monté et qui discute du rythme. Le tracker montre le passage de l’un à l’autre, réunion par réunion, avec les raisons. Réunion de la Banque du Japon : dates et heure française Le communiqué sort le second jour de la réunion, entre 11:30 et 12:30 heure de Tokyo — soit entre 04:30 et 05:30 à Paris , une heure plus tard en hiver. L’heure exacte n’est pas fixée à l’avance ; elle est publiée avec le communiqué. La conférence de presse du gouverneur suit à 15:30 Tokyo. Restent en 2026 : les 29–30 octobre avec Rapport de perspectives, et les 17–18 décembre . Ce qu’un desk regarde, dans l’ordre Le décompte , et qui est dans la minorité. C’est la réunion suivante. La raison écrite de chaque dissident. Un « premature » et un « should set the guideline at around 1.5 percent » ne racontent pas la même chose. Le dernier point numéroté — l’orientation — en mode modifications. « Will continue to raise » qui devient « will consider » est le message. Ce qui a été retiré de la liste des risques : un risque qui disparaît a été jugé passé. À lire ensuite Décision de la Fed Le communiqué du FOMC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : la décision, le vote, les dissidents, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Décision de la BCE Le communiqué du Conseil des gouverneurs, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : les trois taux directeurs, l'équilibre des risques, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Décision de la Banque d'Angleterre Le résumé de politique monétaire du MPC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : le Bank Rate, le vote à neuf, qui a voté contre et pourquoi. Texte intégral, depuis 2021. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Décision de la BCE : +25 bps, 2,50 % (10 septembre 2026) https://sandman-research.com/taux/decision-bce-communique Taux Décision de la BCE Le communiqué du Conseil des gouverneurs, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : les trois taux directeurs, l'équilibre des risques, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Mis à jour le 17 septembre 2026 Le communiqué, mot à mot Ce qui a changé depuis la réunion précédente Le Conseil des gouverneurs change le moins de mots possible d'un communiqué à l'autre. Ceux qui ont changé sont le message. Ajouté et retiré , paragraphe par paragraphe, chacun étiqueté par ce qu'il sert à dire. Réunion du 10 septembre 2026 publié à 14:15 à Francfort · 14:15 à Paris Décision Hausse +25 bps Taux de dépôt 2,50 % refinancement 2,65 % · prêt marginal 2,90 % Vote Consensus pas de décompte publié Avant 21 janv. 2021 11 mars 2021 22 avr. 2021 10 juin 2021 22 juil. 2021 9 sept. 2021 28 oct. 2021 16 déc. 2021 3 févr. 2022 10 mars 2022 14 avr. 2022 9 juin 2022 21 juil. 2022 8 sept. 2022 27 oct. 2022 15 déc. 2022 2 févr. 2023 16 mars 2023 4 mai 2023 15 juin 2023 27 juil. 2023 14 sept. 2023 26 oct. 2023 14 déc. 2023 25 janv. 2024 7 mars 2024 11 avr. 2024 6 juin 2024 18 juil. 2024 12 sept. 2024 17 oct. 2024 12 déc. 2024 30 janv. 2025 6 mars 2025 17 avr. 2025 5 juin 2025 24 juil. 2025 11 sept. 2025 30 oct. 2025 18 déc. 2025 5 févr. 2026 19 mars 2026 30 avr. 2026 11 juin 2026 23 juil. 2026 10 sept. 2026 → Après 21 janv. 2021 11 mars 2021 22 avr. 2021 10 juin 2021 22 juil. 2021 9 sept. 2021 28 oct. 2021 16 déc. 2021 3 févr. 2022 10 mars 2022 14 avr. 2022 9 juin 2022 21 juil. 2022 8 sept. 2022 27 oct. 2022 15 déc. 2022 2 févr. 2023 16 mars 2023 4 mai 2023 15 juin 2023 27 juil. 2023 14 sept. 2023 26 oct. 2023 14 déc. 2023 25 janv. 2024 7 mars 2024 11 avr. 2024 6 juin 2024 18 juil. 2024 12 sept. 2024 17 oct. 2024 12 déc. 2024 30 janv. 2025 6 mars 2025 17 avr. 2025 5 juin 2025 24 juil. 2025 11 sept. 2025 30 oct. 2025 18 déc. 2025 5 févr. 2026 19 mars 2026 30 avr. 2026 11 juin 2026 23 juil. 2026 10 sept. 2026 Modifications Texte seul 220 mots ajoutés · 78 retirés · 47 % du texte réécrit · 471 mots contre 329 Décision The Governing Council today decided to keep raise the three key ECB interest rates unchanged. by 25 basis points. The outlook for energy prices, while highly volatile, currently stands close to the baseline of the June Eurosystem staff projections and well above the levels recorded prior to the conflict in the Middle East. Uncertainty remains high and the full inflationary impact of the energy shock has yet East continues to play out. The Governing Council is therefore closely monitoring the intensity generate inflation pressures, and duration of the shock, as inflation is set to remain well as its indirect and second-round effects. The above target for an extended period. Today’s decision underscores the Governing Council is committed Council’s commitment to setting monetary policy to ensure that inflation stabilises at its 2% target in the medium term. Inflation The baseline of the new ECB staff projections sees headline inflation averaging 3.0% in 2026, 2.5% in 2027 and 2.1% in 2028. For inflation excluding energy and food, the baseline foresees 2.5% in 2026, 2.6% in 2027 and 2.3% in 2028. Compared with June, the baseline projection for inflation in 2026 is unchanged, while it has been revised up for 2027 and 2028. The baseline projection for economic growth is 0.9% for 2026, 1.4% for 2027 and 1.5% for 2028. This is an upward revision for both 2026 and 2027, mainly reflecting the greater than expected resilience of the euro area economy. Perspectives The outlook remains highly uncertain, with risks to the upside for inflation and to the downside for economic growth. In relation to the energy shock, the updated scenarios put together by staff illustrate the broad range of outcomes for how growth and inflation would evolve under different assumptions about its intensity and duration, as well as its indirect and second-round effects. Orientation With today’s decision, the Governing Council remains well positioned to navigate the uncertainty caused by the conflict. It will follow a data-dependent and meeting-by-meeting approach to determining the appropriate monetary policy stance. In particular, the Governing Council’s interest rate decisions will be based on its assessment of the inflation outlook and the risks surrounding it, in light of the incoming economic and financial data, as well as the dynamics of underlying inflation and the strength of monetary policy transmission. The Governing Council is not pre-committing to a particular rate path. Taux The Governing Council decided to raise the three key ECB interest rates by 25 basis points. Accordingly, the interest rates on the deposit facility, the main refinancing operations and the marginal lending facility will remain unchanged at 2.25%, 2.40% and be increased to 2.50%, 2.65% respectively. and 2.90% respectively, with effect from 16 September 2026. Bilan The APP and PEPP portfolios are declining at a measured and predictable pace, as the Eurosystem no longer reinvests the principal payments from maturing securities. Bilan The Governing Council stands ready to adjust all of its instruments within its mandate to ensure that inflation stabilises at its 2% target in the medium term and to preserve the smooth functioning of monetary policy transmission. Moreover, the Transmission Protection Instrument is available to counter unwarranted, disorderly market dynamics that pose a serious threat to the transmission of monetary policy across all euro area countries, thus allowing the Governing Council to more effectively deliver on its price stability mandate. Nouveau dans ce communiqué The conflict in the Middle East continues to generate inflation pressures, and inflation is set to remain well above target for an extended period. The baseline of the new ECB staff projections sees headline inflation averaging 3.0% in 2026, 2.5% in 2027 and 2.1% in 2028. For inflation excluding energy and food, the baseline foresees 2.5% in 2026, 2.6% in 2027 and 2.3% in 2028. Compared with June, the baseline projection for inflation in 2026 is unchanged, while it has been revised up for 2027 and 2028. The baseline projection for economic growth is 0.9% for 2026, 1.4% for 2027 and 1.5% for 2028. This is an upward revision for both 2026 and 2027, mainly reflecting the greater than expected resilience of the euro area economy. The outlook remains highly uncertain, with risks to the upside for inflation and to the downside for economic growth. In relation to the energy shock, the updated scenarios put together by staff illustrate the broad range of outcomes for how growth and inflation would evolve under different assumptions about its intensity and duration, as well as its indirect and second-round effects. The Governing Council decided to raise the three key ECB interest rates by 25 basis points. Inchangé depuis 29 réunions · depuis le 16 mars 2023 Moreover, the Transmission Protection Instrument is available to counter unwarranted, disorderly market dynamics that pose a serious threat to the transmission of monetary policy across all euro area countries, thus allowing the Governing Council to more effectively deliver on its price stability mandate. 19 réunions · depuis le 6 juin 2024 The Governing Council is not pre-committing to a particular rate path. 14 réunions · depuis le 30 janv. 2025 The APP and PEPP portfolios are declining at a measured and predictable pace, as the Eurosystem no longer reinvests the principal payments from maturing securities. 10 réunions · depuis le 24 juil. 2025 The Governing Council stands ready to adjust all of its instruments within its mandate to ensure that inflation stabilises at its 2% target in the medium term and to preserve the smooth functioning of monetary policy transmission. 3 réunions · depuis le 11 juin 2026 In particular, the Governing Council’s interest rate decisions will be based on its assessment of the inflation outlook and the risks surrounding it, in light of the incoming economic and financial data, as well as the dynamics of underlying inflation and the strength of monetary policy transmission. Taux de dépôt à chaque décision depuis 2021. Source : Banque centrale européenne , texte intégral non modifié, reproduction autorisée avec mention de la source · 46 décisions depuis 2021 · Page générée le 16 octobre 2026 Un communiqué sans vote La BCE ne publie pas de décompte. Le Conseil des gouverneurs décide « par consensus », et le communiqué ne dit ni combien ont voté pour, ni qui aurait préféré autre chose. Les désaccords apparaissent trois semaines plus tard dans le compte rendu, sans nom, sous la forme « quelques membres ont estimé que ». Ce que le communiqué de la Fed dit par son vote, celui de la BCE le dit par ses adjectifs. La lecture mot à mot y est donc plus importante, pas moins. L’anatomie d’un communiqué de la BCE La décision , première phrase : « The Governing Council today decided to raise / lower / keep ». Le reste du paragraphe est la justification, et c’est là que se lit le diagnostic — « the conflict in the Middle East continues to generate inflationary pressures » n’est pas une phrase neutre. Les projections. Quatre fois par an, en mars, juin, septembre et décembre, le communiqué cite les projections des services : inflation totale, inflation hors énergie et alimentation, croissance, pour trois années. Un chiffre révisé de 2,5 % à 3,0 % entre deux réunions est le fait le plus dur du texte. L’équilibre des risques. « Risks to the upside for inflation and to the downside for growth » — le paragraphe où se lit le biais. Sa symétrie ou son asymétrie change avant que la décision ne change. L’orientation. « Data-dependent and meeting-by-meeting » depuis 2023. La BCE ne s’engage sur aucune trajectoire, et ce paragraphe dit précisément ce qu’elle refuse de promettre. Les taux directeurs , sous leur propre titre. Trois taux : la facilité de dépôt — celui qui compte, puisque c’est par lui que la BCE pilote depuis 2024 —, les opérations principales de refinancement, et la facilité de prêt marginal. Les écarts entre les trois sont fixes ; un seul chiffre bouge. Le bilan — APP et PEPP —, le refinancement , et l’instrument de protection de la transmission : trois sections courtes qui ne changent presque jamais, et dont le changement, quand il vient, est un événement. Cas pratique : de la baisse à la hausse, juin 2024 → septembre 2026 Le 6 juin 2024, la BCE baisse pour la première fois depuis 2019. Sept baisses suivent, jusqu’à 2,00 % en juin 2025. Puis quatre réunions de statu quo, avec le même paragraphe d’orientation repris mot pour mot. Le 11 juin 2026, hausse de 25 points de base, à 2,25 %. Le tracker montre ce qui a changé ce jour-là : le paragraphe sur les risques a perdu sa symétrie au profit de « to the upside for inflation », et les projections d’inflation ont été révisées en hausse pour les trois années. Le 10 septembre, seconde hausse, à 2,50 %, sur un texte dont 60 % des mots n’ont pas bougé. La lecture de desk : la BCE a annoncé son retournement par ses projections et son paragraphe de risques deux réunions avant la première hausse. Sans vote à lire, c’est le texte qui vote. Réunion de la BCE : dates et heure française La décision est publiée à 14:15 , heure de Francfort — la même qu’à Paris. La conférence de presse de la présidente commence à 14:45 . Restent en 2026 : les 29 octobre et 17 décembre , avec projections en décembre. Le calendrier de l’année suivante est publié par la BCE en été. Le tracker se met à jour le jour même : la page est reconstruite dans les minutes qui suivent la publication, avec le texte lu directement sur le site de la BCE. Ce qu’un desk regarde, dans l’ordre Le verbe de la première phrase. Le taux de dépôt , dans la section des taux directeurs — les deux autres suivent mécaniquement. Les projections , quand il y en a : les révisions, pas les niveaux. Le paragraphe des risques en mode modifications. Une asymétrie qui apparaît est la réunion suivante. Ce que le tracker montre en gris : ce qui est inchangé depuis des années — TPI, mandat, « stands ready ». Le jour où l’un d’eux bouge, tout le reste est secondaire. À lire ensuite Décision de la Fed Le communiqué du FOMC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : la décision, le vote, les dissidents, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. Spread OAT-Bund 10 ans L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Décision de la Fed : +25 bps, 3,75 – 4,00 % (16 septembre 2026) https://sandman-research.com/taux/decision-fed-communique-fomc Taux Décision de la Fed Le communiqué du FOMC, mot à mot, avec ce qui a changé depuis la réunion précédente : la décision, le vote, les dissidents, et chaque phrase ajoutée ou retirée. Texte intégral, depuis 2021. Mis à jour le 16 septembre 2026 Le communiqué, mot à mot Ce qui a changé depuis la réunion précédente Le FOMC change le moins de mots possible d'un communiqué à l'autre. Ceux qui ont changé sont le message. Ajouté et retiré , paragraphe par paragraphe, chacun étiqueté par ce qu'il sert à dire. Réunion du 16 septembre 2026 publié à 14:00 à New York · 20:00 à Paris Décision Hausse +25 bps Fourchette cible 3,75 – 4,00 % avant : 3,50 – 3,75 % Vote 12 – 0 unanime Avant 27 janv. 2021 17 mars 2021 28 avr. 2021 16 juin 2021 28 juil. 2021 22 sept. 2021 3 nov. 2021 15 déc. 2021 26 janv. 2022 16 mars 2022 4 mai 2022 15 juin 2022 27 juil. 2022 21 sept. 2022 2 nov. 2022 14 déc. 2022 1 févr. 2023 22 mars 2023 3 mai 2023 14 juin 2023 26 juil. 2023 20 sept. 2023 1 nov. 2023 13 déc. 2023 31 janv. 2024 20 mars 2024 1 mai 2024 12 juin 2024 31 juil. 2024 18 sept. 2024 7 nov. 2024 18 déc. 2024 29 janv. 2025 19 mars 2025 7 mai 2025 18 juin 2025 30 juil. 2025 17 sept. 2025 29 oct. 2025 10 déc. 2025 28 janv. 2026 18 mars 2026 29 avr. 2026 17 juin 2026 29 juil. 2026 16 sept. 2026 → Après 27 janv. 2021 17 mars 2021 28 avr. 2021 16 juin 2021 28 juil. 2021 22 sept. 2021 3 nov. 2021 15 déc. 2021 26 janv. 2022 16 mars 2022 4 mai 2022 15 juin 2022 27 juil. 2022 21 sept. 2022 2 nov. 2022 14 déc. 2022 1 févr. 2023 22 mars 2023 3 mai 2023 14 juin 2023 26 juil. 2023 20 sept. 2023 1 nov. 2023 13 déc. 2023 31 janv. 2024 20 mars 2024 1 mai 2024 12 juin 2024 31 juil. 2024 18 sept. 2024 7 nov. 2024 18 déc. 2024 29 janv. 2025 19 mars 2025 7 mai 2025 18 juin 2025 30 juil. 2025 17 sept. 2025 29 oct. 2025 10 déc. 2025 28 janv. 2026 18 mars 2026 29 avr. 2026 17 juin 2026 29 juil. 2026 16 sept. 2026 Modifications Texte seul 35 mots ajoutés · 71 retirés · 27 % du texte réécrit · 131 mots contre 167 Vote The Federal Open Market Committee approved the following statement for release by a 9 12 – 3 0 vote: Décision The Committee decided to maintain raise the target range for the federal funds rate at 3-1/2 by 1/4 percentage point to 3-3/4 to 4 percent, in support of the Federal Reserve's dual mandate. The Committee is continuing its policy of maintaining ample reserves in the banking system. Activité Economic activity is expanding at a solid pace despite elevated pace. While uncertainty that owes, remains elevated owing, in part, to the conflict in the Middle East. geopolitical developments, domestic spending has been resilient. Productivity growth is strong, and capital investment are strong. is robust. Job gains have kept pace with the workforce, and the unemployment rate has changed little. Inflation Inflation remains elevated relative elevated. Today's policy action will support a timelier return to the Committee's 2 percent goal, in part reflecting supply shocks that have driven price increases in certain sectors, including energy. goal. The Committee will deliver price stability. Dissidents Voting against the monetary policy action were Beth M. Hammack, Neel Kashkari, and Lorie K. Logan, who preferred to raise the target range for the federal funds rate by 1/4 percentage point at this meeting. Nouveau dans ce communiqué While uncertainty remains elevated owing, in part, to geopolitical developments, domestic spending has been resilient. Today's policy action will support a timelier return to the Committee's 2 percent goal. Inchangé depuis 3 réunions · depuis le 17 juin 2026 Job gains have kept pace with the workforce, and the unemployment rate has changed little. 3 réunions · depuis le 17 juin 2026 The Committee will deliver price stability. Fourchette cible à chaque décision depuis 2021. Un triangle par dissident : vers le haut, il voulait plus restrictif ; vers le bas, plus accommodant. Réunion Décision Vote Dissidents 29 juil. 2026 Statu quo 9 – 3 Beth M. Hammack (plus restrictif) , Neel Kashkari (plus restrictif) , Lorie K. Logan (plus restrictif) 29 avr. 2026 Statu quo 8 – 4 Stephen I. Miran (plus accommodant) , Beth M. Hammack (plus restrictif) , Neel Kashkari (plus restrictif) , Lorie K. Logan (plus restrictif) 18 mars 2026 Statu quo 11 – 1 Stephen I. Miran (plus accommodant) 28 janv. 2026 Statu quo 10 – 2 Stephen I. Miran (plus accommodant) , Christopher J. Waller (plus accommodant) 10 déc. 2025 Baisse −25 bps 9 – 3 Stephen I. Miran (plus accommodant) , Austan D. Goolsbee (plus restrictif) , Jeffrey R. Schmid (plus restrictif) 29 oct. 2025 Baisse −25 bps 10 – 2 Stephen I. Miran (plus accommodant) , Jeffrey R. Schmid (plus restrictif) 17 sept. 2025 Baisse −25 bps 11 – 1 Stephen I. Miran (plus accommodant) 30 juil. 2025 Statu quo 9 – 2 Michelle W. Bowman (plus accommodant) , Christopher J. Waller (plus accommodant) 19 mars 2025 Statu quo 11 – 1 Christopher J. Waller (plus restrictif) 18 déc. 2024 Baisse −25 bps 11 – 1 Beth M. Hammack (plus restrictif) 18 sept. 2024 Baisse −50 bps 11 – 1 Michelle W. Bowman (plus restrictif) 15 juin 2022 Hausse +75 bps 10 – 1 Esther L. George (plus accommodant) 16 mars 2022 Hausse +25 bps 8 – 1 James Bullard (plus restrictif) Source : Board of Governors of the Federal Reserve System , texte intégral non modifié, domaine public · 46 décisions depuis 2021 · Page générée le 16 octobre 2026 Un document écrit pour être comparé Le communiqué du FOMC n’est pas un texte, c’est une différence. Le Comité part du communiqué précédent et change le moins de mots possible ; chaque mot changé a été discuté, pesé, voté. Lire le communiqué du jour sans celui d’avant, c’est lire une réponse sans la question. D’où le tracker en tête de page : le texte du jour, avec ce qui a été ajouté et ce qui a été retiré depuis la réunion précédente, paragraphe par paragraphe. Le choix de deux réunions quelconques refait le calcul. L’anatomie d’un communiqué Chaque paragraphe a un rôle, et le rôle est stable d’une réunion à l’autre — c’est ce qui rend la comparaison possible. La décision. Une phrase, un verbe : maintain , raise , lower . Puis la fourchette cible des fed funds , en fractions — 3-3/4 to 4 percent . C’est la seule phrase que les algorithmes lisent en premier, et elle est tarifée avant d’être publiée. L’activité. Le diagnostic sur la croissance et l’emploi. Les adjectifs sont un vocabulaire fermé : solid , moderate , strong , slowed . Passer de solid à moderate est une décision, pas une nuance. L’inflation. Le diagnostic sur les prix. Remains elevated , has eased , somewhat elevated — trois états, et le passage de l’un à l’autre est souvent tout le message de la réunion. Le vote. Qui a voté pour, qui a voté contre, et ce que les dissidents auraient préféré. Un 12–0 et un 9–3 pour la même décision ne disent pas la même chose de la suivante. Avant juin 2026, deux paragraphes de plus : le rappel du mandat avec l’équilibre des risques, et l’orientation — ce que le Comité dit regarder avant de bouger. Ils ont disparu. Ce que le format de juin 2026 a changé Le 29 avril 2026, le communiqué faisait 341 mots. Le 17 juin, 131. Le vote, qui fermait le texte depuis toujours, est passé en première ligne. Le paragraphe d’orientation — celui qui portait additional adjustments et the extent and timing — n’existe plus. Ce n’est pas une simplification, c’est un déplacement. Ce que le communiqué ne dit plus, la conférence de presse et les projections le disent. Un communiqué de 131 mots laisse moins de mots à changer, donc chaque changement pèse plus lourd — et il reporte le travail de lecture sur ce qui vient trente minutes après. Cas pratique : juillet → septembre 2026 Le 29 juillet 2026, le Comité maintient la fourchette à 3,50 – 3,75 %. Vote : 9–3. Hammack, Kashkari et Logan votent contre, et le communiqué dit ce qu’ils auraient préféré : raise the target range . Trois dissidents dans le même sens, sur un statu quo, c’est un comité qui a déjà bougé sans l’avoir écrit. Le marché l’a lu ainsi : la probabilité d’une hausse en septembre est montée de semaine en semaine, jusqu’à 86 % la veille. Le 16 septembre, le Comité relève de 25 points de base à 3,75 – 4,00 %. Vote : 12–0. Les trois dissidents de juillet ont obtenu leur hausse ; les neuf autres les ont rejoints. Inflation remains elevated relative to the Committee’s 2 percent goal devient Inflation remains elevated. Today’s policy action will support a timelier return to the Committee’s 2 percent goal. La lecture de desk : le communiqué de septembre n’a surpris personne, parce que celui de juillet avait déjà tout dit dans son dernier paragraphe. La dissidence est le seul endroit du communiqué où l’on voit la réunion suivante. Réunion de la Fed : dates et heure française Le communiqué sort à 14:00 heure de New York , soit 20:00 à Paris — 19:00 ou 21:00 pendant les deux ou trois semaines de mars et de novembre où les changements d’heure ne coïncident pas. La conférence de presse du président commence trente minutes plus tard. Restent en 2026 : les 27–28 octobre et les 15–16 décembre , avec projections économiques et dot plot en décembre. Le calendrier de l’année suivante est publié par le Board au printemps. Le tracker se met à jour le jour même : la page est reconstruite dans les minutes qui suivent la publication, avec le texte lu directement sur le site du Board. Ce qu’un desk regarde, dans l’ordre Le verbe de la phrase de décision. Une seconde. Le vote , et le sens des dissidences. C’est la réunion suivante. Le paragraphe inflation en mode modifications. Un adjectif changé vaut plus qu’une phrase ajoutée. Ce qui a été retiré. Une phrase qui disparaît a été enlevée volontairement ; une phrase qui apparaît peut n’être que de la mise à jour. La conférence de presse, trente minutes après — pour ce que le communiqué ne dit plus. À lire ensuite Fed funds futures et swaps datés : ce que le marché price pour la Fed « 86 % de chance de hausse » n'est pas un sondage. C'est un taux de marché moins le taux actuel, divisé par 25. D'où vient le chiffre, ce qu'il suppose, et pourquoi le contrat que tout le monde cite est le mauvais. C'est quoi le dot plot de la Fed ? Un nuage de points, quatre fois par an : où chaque membre du comité voit le taux directeur à la fin de l'année, de la suivante, et à long terme. Ce que le marché en lit, et ce qu'il aurait tort d'en lire. Hawkish, dovish : c'est quoi ? Faucon ou colombe. Deux mots pour dire de quel côté penche un banquier central — et pourquoi le marché les lit dans les virgules plutôt que dans les décisions. Les taux courts : Fed funds, SOFR, €STR et Euribor Le taux directeur de la Fed est une fourchette, pas un taux. Ce qui imprime dedans, ce qui imprime dehors, et pourquoi l'€STR traite sous le plancher de la BCE. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. Suite orderflow custom — où la liquidité se pose et se fait sweep, comment le volume tourne entre les niveaux, comment les dealers défendent. Sessions live du desk et accès direct, selon le plan. Essai gratuit 7 jours Aucun conseil en investissement. Recherche et analyse de scénarios. --- ## Spread OAT-Bund 10 ans : 129,2 bps (15 octobre 2026) https://sandman-research.com/taux/spread-oat-bund Taux Spread OAT-Bund 10 ans L'écart OAT 10 ans / Bund 10 ans, chaque jour, sur données Banque de France et Bundesbank. Ce qu'il price, comment lire ses deux jambes, et où il se situe dans son historique depuis 2015. Mis à jour le 13 septembre 2026 Spread OAT-Bund 129,2 bps 15 octobre 2026 · quotidien · Banque de France Haut de fourchette 15 bps · plus bas 8 février 2018 moyenne 44 141 bps · plus haut 2 octobre 2026 Plus haut que 99 % des relevés depuis 2015. Les deux jambes Bund 10 ans — Allemagne 3,45 % OAT 10 ans — France 4,74 % L'écart entre les deux, c'est le spread : la France emprunte à dix ans 1,29 point de pourcentage plus cher que l'Allemagne. Aussi suivi Spread OAT-Bund, moyenne mensuelle BCE 96,7 bps OAT 10 ans — France − Bund 10 ans — Allemagne · septembre 2026 Prime de risque souveraine zone euro 61,0 bps Zone euro 10 ans — toutes signatures − Zone euro 10 ans — AAA · 15 octobre 2026 Sources : Banque de France , Bundesbank et BCE · Page générée le 16 octobre 2026 à 11:43 UTC Ce que le spread price Deux États, une monnaie, une banque centrale. Le risque de change est nul et la politique monétaire est commune — ce qui reste dans l’écart entre l’OAT 10 ans et le Bund 10 ans, c’est du crédit et du politique. C’est ce qui rend l’indicateur propre : il isole une chose, et il l’isole bien. 78,0 bps veut dire que la France emprunte à dix ans 0,78 point de pourcentage plus cher que l’Allemagne. Le Bund est la référence par usage, pas par décret Trois raisons se cumulent : L’Allemagne émet peu au regard de son poids économique. Le papier est rare. Le Bund est ce qu’on achète quand on veut simplement sortir du risque. C’est la destination des flux de fuite. Il porte le contrat future le plus liquide de la zone. C’est la jambe de hedge par défaut. Conséquence pratique : en stress, le spread s’écarte autant parce que le Bund se renchérit que parce que l’OAT se déprécie. Lire le seul rendement français fait manquer la moitié du mouvement. Lire les deux jambes, jamais le seul chiffre Configuration Ce que ça dit OAT monte, Bund stable Prime de risque française. Budget ou politique. OAT stable, Bund baisse Fuite vers la qualité. Le marché achète de la sécurité, il ne vend pas la France. Les deux montent, OAT plus vite Tension de taux générale, avec discrimination souveraine. Les deux baissent, Bund plus vite Assouplissement pricé, mais la France en profite moins. Les quatre configurations affichent le même nombre à l’écran. Elles n’appellent pas la même lecture. Où on en est Le niveau du jour, son rang depuis 2015, le plus bas, le plus haut et la moyenne sont dans le panneau en tête de page, recalculés à chaque publication. C’est là qu’il se lit — un chiffre écrit dans un texte est faux le lendemain. Ce qui ne change pas d’un jour à l’autre : le régime d’avant 2017, où le marché ne différenciait quasiment pas les deux signatures et où l’écart tenait autour de 30 bps, n’est pas revenu. Depuis la dissolution de juin 2024, l’écart vit dans une fourchette haute — celle d’un émetteur qu’on ne traite plus comme du Bund à prime constante, mais comme un crédit dont on suit le budget et le calendrier politique. Le niveau compte moins que la vitesse. 20 bps pris en trois séances et 20 bps pris en trois mois ne racontent pas la même histoire. Ce qui le fait bouger Par fréquence observée : le calendrier politique français, les publications budgétaires et les revues d’agences de notation, le calendrier d’ adjudication de l’AFT, et la BCE — en particulier tout ce qui touche au réinvestissement de son portefeuille, qui détermine qui achète la dette souveraine à la marge. La prime zone euro, en quotidien L’OAT et le Bund sont mensuels. L’écart entre la courbe zone euro toutes signatures et la courbe AAA est quotidien, et mesure la même chose au fond : ce que le marché facture pour détenir du souverain autre que le meilleur de la zone. Ce n’est pas l’OAT-Bund — la jambe AAA agrège plusieurs émetteurs. Mais quand elle s’écarte, l’OAT-Bund du mois suivant sort rarement dans l’autre sens. À lire ensuite C'est quoi le yield ? Yield, rendement, taux actuariel : le même chiffre. Ce qu'il mesure sur une obligation, et pourquoi il monte quand le prix baisse. La courbe des taux : belly, 2s10s, aplatissement et pentification Une courbe qui monte ne dit rien tant qu'on ne sait pas quelle jambe a mené. Bull, bear, flattener, steepener : quatre régimes, quatre lectures, et un mouvement qui change de sens selon le nom qu'on lui donne. Vu par le desk Ce que vous venez de lire sort du même travail. Deux briefs par séance — Préparation avant l'ouverture, Débrief après la clôture. Niveaux propriétaires dérivés des options — indices, énergie, métaux, taux, FX. Valides sur les 24 h de la séance, pas seulement aux cash hours. Pas des gamma walls, pas du GEX. 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